La ministre et directrice de Cabinet adjointe du président de la République a présidé, ce samedi, la remise des attestations de fin de formation de 800 bénéficiaires venus de plusieurs communes de Dakar et de Tivaouane-Peulh. Alliant renforcement de capacités en métiers techniques et dotation en financements à hauteur de plus de 44 millions de F Cfa, cette initiative s’inscrit en droite ligne de la vision de développement communautaire portée par les nouvelles autorités.

Par Justin GOMIS – «Au lieu de donner chaque jour du poisson à son voisin, il faut lui apprendre à pêcher.» La ministre et directrice de Cabinet adjointe du président de la République a fait sien ce dicton. Pour soutenir les jeunes et les femmes des Parcelles Assainies ainsi que d’autres localités, Fatou Kiné Diakhaté leur a offert des formations accompagnées de financements. La cérémonie officielle de remise des attestations de formation et de présentation des projets communautaires, qui s’est tenue ce samedi, marque l’aboutissement de ce programme de renforcement de capacités. Au total, ce sont 800 bénéficiaires qui ont été touchés, dont 700 femmes des Parcelles Assainies et plus d’une centaine de jeunes et de femmes de Tivaouane-Peulh.

«Avec l’appui de la Direction de l’apprentissage, nous avons formé 100 jeunes et femmes à Tivaouane-Peulh en transformation de céréales locales et en éducation financière. L’Office national pour la formation professionnelle (Onfp) a également formé 25 jeunes en plomberie. Cette cohorte a d’ailleurs entièrement réhabilité les 11 blocs sanitaires non fonctionnels des écoles primaires de l’Unité 22. Grâce au ministère de la Microfinance et de l’économie sociale et solidaire, nous avons aussi formé 600 jeunes, femmes et personnes en situation de handicap dans les communes des Parcelles Assainies, de la Patte d’Oie, de Cambérène et de Grand-Dakar», a informé Fatou Kiné Diakhaté.

Ces récipiendaires, outillés en pâtisserie, en transformation de céréales, fruits et légumes, en saponification et en éducation financière, ont été structurés en coopératives solidaires, afin de leur permettre de démarrer immédiatement leurs activités. Certains ont reçu des kits d’outillages techniques, tandis que d’autres, regroupés en Gie, ont bénéficié de financements. «L’Onfp leur offre la formation et des kits pour leur permettre d’avoir des outils sur le terrain. A la suite de cela, nous les accompagnons pour la création de Gie et l’octroi de financements. L’Adepme a ainsi soutenu trois entreprises de jeunes des Parcelles Assainies : Nitipoule, une entreprise en création qui évolue dans la production d’aliments de volaille, à hauteur de 13 125 000 francs ; un Gie actif dans l’agriculture et le maraîchage pour un montant de 13 350 000 francs ; et le Gie Espoir partage «Sukkali», dédié aux personnes en situation de handicap, à hauteur de 18 375 000 francs. Ce dernier va mettre sur pied une unité de production et de transformation de produits locaux où 70% du personnel seront des personnes en situation de handicap. Au total, l’Adepme a accompagné ces jeunes et ces personnes en situation de handicap pour un montant global de 44 850 000 francs», a-t-elle précisé. La conseillère adjointe du chef de l’Etat ne compte pas s’arrêter en si bon chemin : «à partir du 9 juillet, une nouvelle cohorte de 25 jeunes sera formée en électricité bâtiment et 25 autres en mécanique», a-t-elle annoncé.

Présent à la cérémonie, le ministre de la Microfinance a réaffirmé les ambitions de son département : bâtir des coopératives solidaires performantes et durables, capables de créer des emplois collectifs et de générer des revenus afin de participer pleinement au développement économique et social du pays. C’est dans ce sens qu’il a promis que son ministère poursuivra son accompagnement à travers «le renforcement de capacités, l’appui à la structuration des organisations, l’amélioration de leur accès aux financements et la facilitation de leur accès aux marchés».

Pour Fatou Kiné Diakhaté, faire de la politique est un engagement au service de sa communauté, qui repose sur une idée centrale : servir par l’exemple et par l’action. «Etre en politique, pour moi, c’est être constamment à l’écoute. C’est être au chevet des communautés, comprendre leurs réalités et y répondre par des actions et actes concrets, pas par des discours éloignés du terrain. Ma vision est celle du développement communautaire. Une politique qui part des besoins réels des populations, qui valorise les compétences locales et transforme chaque territoire en un espace d’opportunités», a-t-elle conclu.

De l’avis de plusieurs autorités venues prendre part à cette cérémonie, cette initiative gagne à être perpétuée dans toutes les communes du pays. Une démarche qui trace la voie au chef de l’Etat, qui a placé cette année sous le sceau du social et de la solidarité.

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