Le ministre de l’Environnement et de la transition écologique a présidé, ce jeudi, un atelier de vulgarisation dédié au nouveau Code de l’environnement. Face aux défis de la transition verte, El Hadji Abdourahmane Diouf a insisté sur la nécessité pour tous les acteurs de s’approprier ce cadre législatif afin de transformer ces textes en leviers réels de développement durable. Une législation au service du développement durable ? Pour le ministre El Hadji Abdourahmane Diouf, la pertinence d’un texte juridique ne se mesure qu’à l’aune de son application effective. «Un texte, aussi pertinent soit-il, ne peut produire pleinement les effets escomptés que s’il est compris, approprié et correctement appliqué par l’ensemble des acteurs concernés», a-t-il affirmé lors de l’ouverture des travaux.
L’objectif affiché est clair : instaurer une gouvernance environnementale efficace, lisible et cohérente. Le ministre appelle ainsi à une harmonisation des législations sectorielles pour qu’elles s’alignent sur les exigences du nouveau code. Cette ambition repose sur un dialogue renforcé entre les administrations et une coordination accrue des politiques publiques.
Les innovations majeures du nouveau Code
Le texte introduit des réformes de rupture pour répondre aux enjeux contemporains du Sénégal, notamment la gestion des ressources extractives, la lutte contre les pollutions, le financement vert avec un encadrement strict des activités pétrolières, gazières et minières ; un renforcement des mécanismes de prévention et une meilleure gestion des produits chimiques et des déchets ; la création d’un fonds spécial dédié à la protection de l’environnement. Pour l’évaluation environnementale, un dispositif institutionnel consolidé pour mieux anticiper les impacts des projets de développement.
Un impératif de vulgarisation pour éviter «la lettre morte»
Cette vision est largement partagée par les conseillers et partenaires techniques. Ibrahima Sow, conseiller du chef de l’Etat, a souligné que la réussite de cette réforme repose sur une «application intelligente» des dispositions. De son côté, Ndèye Coura Mbaye Diop, coordonnatrice au sein du Projet de gestion des ressources naturelles (Pgrn), a exhorté les citoyens, collectivités et entreprises à faire de la protection de la nature une «culture partagée» pour éviter que le Code ne reste «lettre morte».
Enfin, la représentante de la Banque mondiale, Arame Tall, a salué cet engagement qui concilie croissance économique et préservation du capital naturel. Elle a toutefois rappelé un point crucial : l’efficacité réelle du Code dépendra de la qualité de ses textes d’application, seuls capables de traduire les principes de précaution et de responsabilité en actions concrètes sur le terrain.

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