A l’occasion de l’Année internationale des femmes agricultrices, la Fao, avec le soutien du gouvernement du Québec et de ses partenaires, a organisé une journée portes ouvertes des Champs écoles paysans à Notto Diobass, dans la région de Thiès. L’événement a mis en lumière les innovations portées par les femmes rurales, tout en réaffirmant l’engagement des partenaires en faveur d’une agriculture durable, de la résilience climatique et de l’autonomisation économique des communautés.

Par Abdou Latif Mohamed MANSARAY – A Notto Diobass, les femmes agricultrices ont été les grandes vedettes d’une journée portes ouvertes des Champs écoles paysans organisée par la Fao, avec l’appui du gouvernement du Québec et de plusieurs partenaires. La cérémonie a réuni autorités administratives, coutumières, religieuses, civiles et militaires, partenaires au développement, ainsi que l’ambassadrice de bonne volonté de la Fao, Coumba Gawlo Seck. A travers les démonstrations de techniques agricoles innovantes, les expositions de produits locaux et les échanges d’expériences, les participantes ont démontré leur rôle déterminant dans la transformation des systèmes agroalimentaires et la lutte contre les effets des changements climatiques.

Le maire de Notto Diobass, Alioune Sarr, a salué l’accompagnement constant de la Fao, du gouvernement du Québec et de l’Ong Mer et Monde envers sa commune. Selon lui, ce partenariat contribue directement au développement local et à l’amélioration des conditions de vie des populations. L’édile a rendu un hommage appuyé aux femmes de Notto Diobass, qu’il considère comme les véritables moteurs du développement économique, social et environnemental de la commune. Il a réaffirmé la volonté de la municipalité de poursuivre les initiatives favorisant l’adaptation aux changements climatiques, la création d’emplois et la valorisation des ressources locales. Dans cette perspective, Alioune Sarr a annoncé que la commune a réservé 50 hectares destinés à l’aménagement d’une future zone industrielle afin d’attirer des investisseurs et de créer davantage d’opportunités économiques pour les jeunes et les femmes.

Prenant la parole, la représentante de la Délégation générale du Québec à Dakar a rappelé que le projet Saga, financé à hauteur de 10 millions de dollars américains, mobilise un vaste réseau d’acteurs au Québec et à l’international. Ce partenariat associe notamment la Fao, le gouvernement du Québec, les gouvernements partenaires, les universités, les centres de recherche, les collectivités territoriales et les organisations de coopération internationale afin de développer des solutions adaptées aux réalités locales.

Elle a souligné que le Sénégal demeure l’un des principaux partenaires du Québec en Afrique, grâce à des liens de coopération construits depuis plusieurs décennies. La représentante a notamment rappelé que l’organisation québécoise Mer et Monde accompagne la commune de Notto Diobass depuis 2009 à travers le programme Québec sans frontières, en soutenant des initiatives portées par les communautés, particulièrement les groupements de femmes. Depuis 2023, le projet Saga est venu renforcer cette dynamique en mettant l’accent sur l’agriculture durable, ainsi que sur la résilience climatique, alimentaire et économique des populations.

Profitant de cette célébration de l’Année internationale des femmes agricultrices, elle a rendu un vibrant hommage aux femmes rurales dont l’engagement quotidien contribue, selon elle, au renforcement de la sécurité alimentaire, de la nutrition et du développement économique des communautés. Elle s’est également félicitée de la sélection des villages de Pambal et Gouderaye parmi les villages écologiques du Sénégal, une reconnaissance qui récompense les efforts des communautés en matière de développement durable.

Au terme de cette journée, les différents intervenants ont renouvelé leur engagement à renforcer les capacités des producteurs, à promouvoir des pratiques agricoles innovantes et à soutenir davantage les femmes rurales, considérées comme des actrices incontournables de la souveraineté alimentaire et de la résilience climatique au Sénégal.

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