A Saly, la deuxième édition du Camp d’excellence et de citoyenneté a réuni 99 lauréats du Concours général 2026. Entre initiation à l’Intelligence artificielle, renforcement du leadership et des valeurs patriotiques, l’événement vise à façonner des citoyens accomplis tout en freinant la fuite des cerveaux.

Par Alioune Badara CISS – Pendant quatre jours, Saly est devenue le point de ralliement des esprits les plus brillants de l’école sénégalaise. Initié par le ministère de l’Education nationale avec le soutien de Force-N -programme de l’université numérique Cheikh Hamidou Kane financé par la Fondation Mastercard-, ce rassemblement a offert aux élèves une immersion alliant technologie et civisme.

Au programme : initiation aux outils collaboratifs et à l’Intelligence artificielle, éducation financière, ateliers de confiance en soi et activités sportives. Autant de modules pensés pour armer cette élite face aux exigences du monde contemporain. «Ce qui nous manque, ce ne sont pas des élèves intelligents, mais des jeunes capables de s’adapter au contexte international», a rappelé le directeur de l’Enseigne­ment moyen-secondaire général lors de la clôture.

Au-delà de la technique, les autorités ont insisté sur l’ancrage culturel et le patriotisme. Dans le cadre de la refondation du système éducatif, l’objectif est de marier l’excellence au concept de «Nité» (l’humanité) et aux valeurs locales. Face au risque de fuite des cerveaux, un message clair a été transmis : «Les élèves peuvent aller en Chine, au Japon ou aux Etats-Unis pour acquérir des connaissances. Mais ils ne doivent pas oublier que le Sénégal leur a tout donné. Ils doivent revenir pour servir leur pays.»

Pour garantir un impact durable, le ministère souhaite moderniser le suivi des lauréats depuis la création du concours en 1966. L’ambition est de bâtir un réseau fluide afin de garder le contact avec ces talents, de leurs études supérieures jusqu’à leur insertion professionnelle.

Pour le programme Force-N, cet engagement vise à promouvoir le numérique et les disciplines Stim (Sciences, technologies, ingénierie et mathématiques). «Appuyer ce camp, c’est soutenir l’excellence. Le Sénégal a besoin de ces jeunes», a affirmé son représentant, Mamadou Faye.

Du côté des lauréats, l’enthousiasme est général. Outre les compétences en Ia ou en développement personnel, ils retiennent la fraternité créée. Face au succès de l’événement, ils ont exprimé un souhait : porter la durée des prochaines éditions à au moins une semaine.

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