Face aux fortes pluies qui paralysent plusieurs quartiers de Mbour, le chef de Cabinet du président de la République, Ousmane Abdoulaye Barro, a remis un important lot de matériel d’évacuation d’eau. Venu en tant qu’enfant du terroir, il appelle à une meilleure coordination entre la mairie et les services de l’Etat pour apporter des solutions pérennes.
Par A. B. CISS – Ruelles submergées, concessions envahies par les eaux et activités quotidiennes à l’arrêt : face à l’urgence de l’hivernage à Mbour, Ousmane Abdoulaye Barro, chef de Cabinet du président de la République, s’est rendu sur le terrain, dans son quartier d’origine, pour apporter un soutien immédiat aux populations sinistrées. L’action s’est traduite par la remise d’un matériel conséquent -composé de 50 motopompes et 700 mètres de tuyaux de refoulement- accompagné d’un appui financier destiné à l’achat de carburant pour assurer le fonctionnement continu des machines. «Notre responsabilité est d’aller au chevet des populations, de les soulager et d’apporter notre contribution. Pour la plupart des habitants, le carburant est essentiel pour faire tourner les machines, sans quoi toute vie quotidienne est paralysée», a déclaré M. Barro.
Au-delà du secours d’urgence, la visite du chef de Cabinet a mis en lumière des dysfonctionnements structurels. En échangeant avec les autorités administratives, la Préfecture, le maire de Mbour Cheikh Issa Sall, ainsi que les structures techniques telles que l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas) et Promovilles, un problème majeur de coordination interinstitutionnelle a été identifié. L’installation de la station de pompage du pont Oncad et la livraison de récentes infrastructures ont paradoxalement dégradé la situation dans ce secteur autrefois épargné.
«Ce ne sont pas des problèmes insurmontables, mais leurs conséquences sur le quotidien des populations sont lourdes», a souligné le chef de Cabinet. «Il faut impérativement renforcer la communication entre les structures. Par exemple, une infrastructure réalisée par Promovilles doit voir sa gestion transférée à l’Onas, ce qui exige un dialogue fluide et le règlement préalable des réserves techniques. Par ailleurs, les citoyens s’adressent parfois à l’Onas pour des compétences qui relèvent de la mairie, bien que celle-ci manque souvent de moyens pour intervenir.»
Bien qu’occupant une haute fonction au sommet de l’Etat, Ousmane Abdoulaye Barro a tenu à préciser la démarche citoyenne de son geste. C’est à titre personnel qu’il a arpenté les zones inondées, notamment le terrain de football de son enfance. «Je suis présent ici en tant qu’enfant du quartier. J’ai grandi et joué au football sur ce terrain. Ma propre maison familiale, située juste derrière, subit régulièrement les inondations. Je suis donc directement concerné», a-t-il confié avec émotion. Tout en reconnaissant que la distribution de motopompes ne constitue qu’un palliatif temporaire face à un défi récurrent, M. Barro s’est engagé à porter le dossier au plus haut niveau. «Mon rôle consistera à mener le plaidoyer auprès des autorités compétentes. Les inondations touchent de nombreux quartiers à Mbour, et c’est par une concertation étroite entre la municipalité, la Préfecture et les services de l’Etat que nous trouverons des réponses durables.»
abciss@lequotidien.sn

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