«L’arbre des vertus chez les Wolof» est un ouvrage écrit par Ibrahima Thioye et paru chez l’Harmattan. L’ouvrage explore les valeurs éthiques fondamentales de la société wolof en les mettant en dialogue avec les mutations sociales et économiques.

Par Amadou MBODJI – «L’arbre des vertus chez les Wolof», un ouvrage de Ibrahima Thioye, explore les valeurs éthiques fondamentales de la société wolof à travers la métaphore de l’arbre. «A travers une métaphore originale -celle de l’arbre-, L’arbre des vertus chez les Wolof propose une lecture structurée et accessible des valeurs éthiques fondamentales de la société wolof. L’ouvrage explore ces vertus en les mettant en dialogue avec les mutations sociales et économiques. Entre éléments d’anthropologie, d’éthique et de développement personnel, ce livre rappelle certains repères moraux et invite à une meilleure intériorisation des vertus dans un monde en transformation», lit-on dans un document destiné à la presse. En présence de ses collègues, amis et parents, l’auteur a rappelé que L’arbre des vertus chez les Wolof s’adresse à ceux qui cherchent des repères dans un monde en mutation. «Dans un contexte marqué par une crise des repères, des tensions sociales et une quête de sens accrue, cet ouvrage propose une description des valeurs endogènes wolof en évoquant les contextes de leur apparition. Il montre comment une exploitation des parties utiles des différents systèmes de valeur présents, pour éclairer les débats contemporains sur l’équilibre individuel, la citoyenneté active, la cohésion sociale, le leadership et le développement personnel.»

L’ouvrage est structuré en quatre grandes parties. L’arbre des vertus wolof est la première partie dans laquelle l’auteur utilise la métaphore de l’arbre pour organiser les vertus wolof. Les racines : courtoisie (teggin), sens de l’honneur (jom), maîtrise de soi (sago), noblesse de caractère (ngor) ; le tronc : droiture (njub), courage (fit), patience (muñ), fermeté d’âme (ku doylu), intégrité (màndute) ; les branches : vérité (deggu), pudeur (kersa et sutura), fidélité (kóllëre), ouverture (ubbeeku), dignité (fulla ak fayda), simplicité (woyof), hospitalité (teraanga), sérieux (ku jaambure), humour (ku mën kaj). La seconde partie est la complémentarité des vertus. Le livre développe un concept élargi de complémentarité des vertus fondé sur trois filtres : l’intensité (trop ou trop peu) utilisée dans le cas du juste milieu, valable, par exemple, pour les couples pru­dence/courage, fidélité/ouverture, humour/sérieux, dou­­­ceur/bonne foi ; l’intention (bonne ou mauvaise/attachée à des pensées souples ou rigides); et l’auto-restriction (volontaire ou involontaire) utilisée dans le cas du mérite, valable, par exemple, pour les couples simplicité/magnanimité, fermeté d’âme/confiance en soi, explique l’auteur. Les Vertus, orgueil et fierté constituent la troisième partie de ce livre dont la quatrième partie porte sur Structures sociales et éthique wolof. Les valeurs wolof comme la teranga, le jom, le ngor, la simplicité (woyof) et la charité (laabir) offrent des repères solides face à la crise des repères moraux qui touche particulièrement les jeunes générations, prises entre réussite matérielle et dignité personnelle, selon l’auteur, ingénieur en télécommunications de formation et qui compte plus de trente ans d’expérience dans le secteur des télécommunications dont près de vingt ans à la Sonatel et une dizaine d’années au sein de France Télécom/Orange.

ambodji@lequotidien.sn