Par Justin GOMIS – Alors que les mouvements politiques se multiplient ces derniers temps au Sénégal, l’initiative «Ma Reew» vient d’être portée ce samedi sur les fonts baptismaux. Placée sous la devise «Dëgg, Dëggu, Doggu» (Vérité, Sincérité, Détermination), la structure refuse pourtant d’être assimilée à une formation de plus dans un paysage politique déjà saturé. «Non pas comme un parti de plus dans le paysage politique sénégalais, non pas comme une énième structure sans âme ni projet, mais comme une espérance collective, une volonté partagée et un engagement sincère au service du Sénégal», ont affirmé les initiateurs dans leur résolution finale.

Pour eux, l’appellation du mouvement est avant tout une prise de position : «Ma Reew n’est pas un nom choisi au hasard. C’est une affirmation, une revendication, une promesse. Le Sénégal n’appartient à aucun clan, aucune région, aucune famille. Il est à tous ceux qui l’aiment, le servent et le bâtissent.» Justifiant leur engagement par la recherche de solutions face aux défis du quotidien, les membres du mouvement dressent un diagnostic sans concession de la situation nationale. Ils évoquent notamment la détresse de la jeunesse tentée par l’émigration clandestine sur des embarcations de fortune, les difficultés des agriculteurs et des pêcheurs à joindre les deux bouts, ainsi que les carences dans les domaines de la santé, de l’éducation et de l’accès aux services de base (eau et électricité).

Face à ces contraintes, «Ma Reew» prône une rupture avec les méthodes traditionnelles : «Faisons de la politique comme on construit une maison : avec des fondations solides, des matériaux de qualité, des ouvriers compétents et un plan clair. Notre boussole est l’intérêt du Sénégal ; notre méthode : écouter, proposer, agir, évaluer, corriger ; notre promesse : des solutions, pas des slogans.»

Un appel au rassemblement

Sous la conduite de Cheikh Thiam, le mouvement lance un appel au rassemblement à l’endroit des citoyens qui aspirent à la justice, au travail et à la transparence, en s’adressant en priorité à la jeunesse, présentée comme «la première richesse du pays». L’ambition affichée reste de bâtir un Sénégal où le mérite et l’action priment sur les discours.

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