Alors que les violations des règles internationales se multiplient à travers le globe, la Convergence africaine pour la démocratie et les droits humains (Sen Caddhu) appelle le continent à sortir de son mutisme. L’organisation plaide pour une mobilisation urgente afin de garantir un ordre mondial juste et d’éviter que l’Afrique ne soit la grande oubliée des nouvelles reconfigurations géopolitiques.

Un ordre mondial en déliquescence. Dans un communiqué publié à Dakar le 22 janvier 2026, la Sen Caddhu dresse un constat alarmant de la situation internationale. Selon l’organisation, le monde est entré dans une ère de violations délibérées et systématiques des règles du Droit international, autrefois considérées comme immuables.

Le document cite notamment comme point de rupture, les événements à Gaza depuis octobre 2023, mais souligne également des actes qui relevaient jusqu’ici de l’inimaginable : l’enlèvement d’un Pré­sident en exercice par des forces étrangères ou la démolition de sièges d’organismes des Nations uynies. Face à ce «piétinement quasi quotidien» du Droit par certaines puissances, la Sen Caddhu s’inquiète du silence des Etats et des instances internationales.

L’appel au réveil du continent africain

Le cœur du message porte sur la responsabilité de l’Afrique. L’organisation regrette que le continent reste «aphone» pendant que le monde de demain se dessine sans lui. Pour la Sen Caddhu, il est impératif que l’Afrique assume une position ferme pour un ordre mondial équitable fondé sur le Droit, rompe le mutisme des Etats africains dont la souveraineté est pourtant régulièrement menacée et inscrive le respect de la Charte des Nations unies au centre des priorités diplomatiques de l’Union africaine et des organisations régionales.

Mobiliser la Société civile

Au-delà des chancelleries, la Sen Caddhu interpelle directement la Société civile africaine. Elle l’encourage à se mobiliser pour pousser les gouvernants à agir et pour refuser la mise en place d’un nouvel ordre mondial qui ignorerait les intérêts et les droits fondamentaux des peuples africains.

En conclusion, l’organisation appelle à une résistance organisée contre «la mort programmée» de l’ordre international issu de la Seconde Guerre mondiale, afin de préserver les mécanismes de résolution pacifique des différends et de coopération humaine.