Engagé dans la promotion des valeurs religieuses, le maire de Kolda a fait du concours de récital du Saint Coran un rendez-vous majeur du calendrier culturel local. En mettant l’accent sur la participation des jeunes filles, l’édile de la capitale du Fouladou mise sur l’éducation et l’enracinement spirituel pour promouvoir un islam de paix, de tolérance et de progrès social.
Par Aladji BADJILANG – C’est l’excellence coranique au cœur de la cité : la capitale du Fouladou a vibré au rythme du sacré lors du concours de récital du Saint Coran. De nombreux jeunes candidats ont rivalisé de talent, portés par l’ambition de la municipalité de Kolda d’ancrer la jeunesse dans les valeurs authentiques de l’islam. Cette initiative vise particulièrement à enrôler les jeunes filles dans un parcours d’éducation religieuse solide, afin de lutter contre la dépravation des mœurs et les déviances doctrinales.
Pour cette édition, désormais inscrite dans l’agenda culturel de la mairie, l’excellence a été célébrée avec faste : premiers prix fixés entre 500 000 et 1 000 000 F Cfa, prix d’encouragement de l’ordre de 50 000 F et un soutien aux daaras, car les écoles coraniques représentées ont reçu des dons conséquents.
Un symbole de dialogue interreligieux
Le maire Mame Boye Diao, à travers cette œuvre, ambitionne de hisser l’éducation islamique au plus haut niveau. Présent lors de la cérémonie, son adjoint, Fabouly Gaye, a salué, devant une foule nombreuse, les valeurs de solidarité et de convivialité qui règnent à Kolda. L’un des moments forts a été l’échange de cadeaux entre l’Imam ratib et le responsable de l’Eglise de Kolda, sous l’égide de l’équipe municipale. Ces ovations assourdissantes témoignent d’une parfaite entente entre les communautés chrétienne et musulmane.
Lutter contre l’exode des talibés par l’enracinement
Le parrain de cette édition, Chérif Léhib Aïdara, Khalife général de Saré Mamady, a exhorté les parents à investir dans l’éducation religieuse de leurs enfants. Selon lui, «l’islam est une religion de tolérance et de paix», indispensable à la stabilité mondiale.
Au-delà de la spiritualité, ce concours porte une ambition sociale : freiner la migration des enfants talibés vers le Nord du pays. En créant des pôles d’excellence, la municipalité souhaite que Kolda cesse d’être une région pourvoyeuse de talibés itinérants. L’avènement des daaras modernes et l’engagement des autorités académiques ouvrent désormais la voie à des conditions d’apprentissage dignes, répondant ainsi à une attente profonde des populations du Fouladou.
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