Face à la baisse progressive de l’aide internationale, les partenaires techniques et financiers imposent désormais des clauses d’autonomie aux pays bénéficiaires. C’est ce qu’a rappelé le ministre de la Santé et de l’hygiène publique, Dr Ibrahima Sy, lors de la signature d’une convention-cadre avec Orange finances mobiles Sénégal, visant à accélérer la digitalisation des services de santé.
Par Amadou MBODJI – La rareté des ressources financières, accentuée par le contexte de crise économique mondiale, pousse les partenaires financiers à revoir leur stratégie. Leur nouvel objectif : contraindre les pays bénéficiaires à s’autonomiser. Le Dr Ibrahima Sy, Ministre de la Santé et de l’hygiène publique (Mshp), a révélé que cette exigence est désormais formellement inscrite dans les accords de coopération.
«Le financement de la santé traverse aujourd’hui une période difficile. Une grande partie des ressources du secteur provient de l’extérieur. Or, ces financements mondiaux tendent à se réduire progressivement», a expliqué le ministre, hier, lors de la signature d’une convention-cadre avec Orange finances mobiles Sénégal (Ofms), représenté par son Directeur général, Youssoupha Sall.
Pour le Dr Ibrahima Sy, cette situation s’explique par les crises successives qui ont poussé les bailleurs de fonds à réorienter leur vision : «Leur objectif est désormais d’amener les pays à prendre davantage en charge leurs propres défis. C’est pourquoi plusieurs accords de financement intègrent aujourd’hui des clauses par lesquelles les partenaires demandent explicitement aux pays bénéficiaires comment ils comptent atteindre l’autonomie au cours des cinq ou dix années d’accompagnement.»
La digitalisation comme levier de performance
C’est précisément dans cette quête d’efficacité et d’optimisation des ressources que s’inscrit le partenariat avec Orange finances mobiles Sénégal. En déclinant les bases de cette convention axée sur la digitalisation, le ministre a insisté sur trois priorités majeures : la simplification du parcours des usagers pour faciliter un accès rapide et fluide aux soins, le renforcement de la transparence et de la rigueur dans la gestion des ressources, grâce à la sécurisation et à la traçabilité des transactions numériques et la modernisation des structures de santé par l’intégration d’outils numériques, indispensables pour améliorer la qualité des services, le pilotage et la gouvernance publique du secteur.
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