Lors du dernier Conseil des ministres, le président de la République a dévoilé une feuille de route ambitieuse pour la sauvegarde de l’identité sénégalaise. Entre inventaire exhaustif, forum international et diplomatie culturelle pour le retour des biens spoliés, le Sénégal s’apprête à faire de son patrimoine un levier stratégique de rayonnement.

Le Sénégal s’apprête à franchir une étape décisive dans la gestion de son héritage culturel. Conscient que le patrimoine matériel et immatériel du pays constitue un actif exceptionnel pour l’économie et la diplomatie, le chef de l’Etat a instruit le gouvernement de lancer une vaste entreprise de modernisation et de valorisation de nos trésors historiques.

Un inventaire national pour 2026

Le premier chantier, et non des moindres, concerne la mise à jour des registres. Le Prési­dent a exigé une actualisation consensuelle du répertoire et du classement des biens nationaux d’ici la fin de l’année 2026. Cette démarche vise à identifier avec précision cha­que site, monument ou tradition orale méritant une protection particulière, afin d’éviter toute dégradation irréversible.

Pour couronner ce travail de recensement, un rendez-vous majeur est d’ores et déjà inscrit à l’agenda : l’organisation d’un Forum international sur le patrimoine historique du Sénégal en décembre 2026. Cet événement devrait réunir experts, bailleurs et institutions culturelles pour définir l’avenir de la conservation au Sénégal.

Sanctuariser les sites classés à l’Unesco

Le chef de l’Etat a également mis l’accent sur les sites déjà inscrits au Patrimoine mondial de l’Unesco (comme l’île de Gorée, Saint-Louis ou les Cercles mégalithiques de Séné­gambie). L’urgence est désormais à l’élargissement des périmètres de protection et à la mise en œuvre d’une stratégie de préservation plus rigoureuse face aux menaces climatiques et à l’urbanisation.

Le grand défi de la restitution des biens culturels

Enfin, le volet le plus politique de cette communication concerne le retour effectif des biens culturels nationaux. Le Président a instruit le gouvernement d’engager, avec l’appui d’experts réputés, les recherches et démarches nécessaires pour rapatrier les pièces historiques détenues à l’étranger. Cette volonté de réintégration du patrimoine spolié s’inscrit dans une dynamique continentale de réappropriation de l’histoire, visant à redonner aux citoyens l’accès direct à leur mémoire collective.