Si la magie de Noël a opéré ce samedi pour les enfants albinos grâce à l’engagement de Dhl Express, l’Association nationale des Albinos du Sénégal (Anas) a profité de l’occasion pour rappeler l’urgence de deux projets vitaux : une unité de fabrication de crème solaire locale et un centre hospitalier dédié.
Par Justin GOMIS – L’ambiance était aux rires, aux jeux et au partage ce samedi. Pour beaucoup d’enfants atteints d’albinisme, souvent confrontés à la stigmatisation ou à l’isolement social, l’arbre de Noël organisé par Dhl Express a été une parenthèse enchantée. Mais derrière les cadeaux et la collation fraternelle, le combat pour la dignité et la survie reste entier.
Un engagement pour la diversité et l’inclusion
Pour la multinationale Dhl, ce geste s’inscrit dans une démarche de responsabilité sociétale profonde. Germaine Agnès Ntab, agent chez Dhl Express, a rappelé que l’entreprise s’appuie sur une charte de la diversité rigoureuse : «Nos valeurs reposent sur le respect, l’inclusion et l’égalité des chances. Chaque être humain, sans distinction, a droit au bonheur, à l’éducation et à la protection.»
Vers une autonomie sanitaire : crèmes solaires et soins spécialisés
Le président du Conseil d’administration de l’Anas, Ahmadou Aly Sall, a profité de cette tribune pour exposer les ambitions de l’association. Pour les personnes albinos, l’absence de mélanine n’est pas qu’une question esthétique, c’est un enjeu de santé publique mortel face au soleil tropical.
Deux projets phares ont été présentés comme des priorités absolues : une unité de fabrication de crème solaire au Sénégal. Actuellement importées et coûteuses, les crèmes sont le premier rempart contre le cancer de la peau. Le soutien de la Première Dame, Marie Khone Faye, a été salué comme un levier décisif pour concrétiser ce projet industriel. Il y a aussi l’érection d’un centre hospitalier spécialisé, car il devrait être un établissement dédié qui permettrait une prise en charge multidisciplinaire (dermatologie pour les cancers cutanés et ophtalmologie pour les troubles visuels sévères liés à l’albinisme).
L’éducation et la prévention : les piliers de la Maison de la paix et du partage
En attendant ces infrastructures d’envergure, la solidarité de proximité joue un rôle de filet de sécurité. La Maison de la paix et du partage, représentée par sa coordonnatrice, Madeleine Ndiaye, abat un travail de terrain colossal depuis cinq ans, comme la prisse en charge des frais d’études de 15 enfants albinos pour garantir leur insertion sociale, la distribution de lunettes solaires, de chapeaux à larges bords et l’orientation vers des spécialistes pour pallier les déficiences visuelles.
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