Portée par la Compagnie Bolo Thiossane, cette nouvelle édition allie formations professionnelles, spectacles de rue et devoir de mémoire à travers un hommage vibrant à la figure locale Thierno Guèye. Six jours durant, le théâtre s’impose comme un levier d’inclusion et de développement communautaire.
Par Amadou MBODJI – C’est parti pour la 4è édition du Festival de Théâtre Xar Kanam. Du mardi 7 au dimanche 12 juillet 2026, la commune de Hann Bel-Air, à Dakar, vibrera au rythme d’une programmation riche et diversifiée, portée avec constance par la Compagnie Bolo Thiossane. Pendant six jours, l’événement articulera ses activités autour de deux grands temps forts. Le premier volet, prévu du 7 au 9 juillet, sera entièrement dédié au renforcement de capacités. Ces trois journées de formation professionnelle cibleront les acteurs culturels et les jeunes praticiens à travers des ateliers axés sur la photographie, les techniques de lumière et l’administration culturelle. Un choix stratégique qui vise à doter les participants de compétences solides et à soutenir activement la professionnalisation du secteur culturel sénégalais.
Le second temps fort, qui se déroulera du 10 au 12 juillet, fera place aux spectacles vivants. Théâtre, contes, slam et animations diverses investiront directement l’espace public. En allant à la rencontre des habitants au cœur même des quartiers, le festival réaffirme sa volonté de favoriser la proximité, le partage et le dialogue social.
Au-delà des planches et de la scène, cette 4è édition se distingue par sa dimension mémorielle grâce au projet «Les Murs qui Parlent». Initiée pour préserver l’héritage humain de Hann Bel-Air, cette démarche met cette année à l’honneur Thierno Guèye, une figure emblématique de la localité. Selon Daouda Ndoye, directeur du festival, une interview retraçant le parcours et l’engagement de cet illustre habitant sera projetée au public, prélude à la création d’une œuvre artistique pérenne destinée à transmettre sa mémoire aux jeunes générations.
En unissant transmission, valorisation du patrimoine et création, le Festival Xar Kanam démontre, une fois de plus, que l’art demeure un puissant vecteur de vivre-ensemble et d’épanouissement communautaire.
ambodji@lequotidien.sn

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