La quatrième édition du Festival international Dakar théâtre et humour (Fidath) s’ouvre ce lundi 1er juin au Centre culturel Blaise Senghor. Axé sur le thème de la place des femmes dans la gouvernance culturelle et artistique, l’événement, qui met à l’honneur la région de Thiès, ambitionne de faire de la scène un espace de réflexion critique et d’inclusion, à travers une programmation engagée entre représentations, panels et ateliers.

La quatrième édition du Festival international Dakar théâtre et humour (Fidath), prévue du 1er au 5 juin au Centre culturel Blaise Senghor, est officiellement lancée. Cette année, l’événement est axé sur le thème : «Femme et Gou­vernance : la place des femmes dans la gouvernance culturelle et artistique au Sénégal», a annoncé la promotrice du festival, Aminata Yacine Sané. «Ce thème fort et actuel traduit une volonté d’interroger les rapports de pouvoir, les mécanismes de représentation, les enjeux d’équité ainsi que la participation effective des femmes dans les espaces de décision culturelle, artistique, sociale et politique», a-t-elle expliqué dans le dossier de presse de l’événement.

Selon Mme Sané, dans un contexte marqué par les profondes mutations des sociétés africaines contemporaines, la question de la gouvernance ne peut plus être dissociée du rôle fondamental que jouent les femmes dans les processus de transformation sociale et culturelle.

Des récits de résilience et de leadership

La promotrice a ainsi précisé que les créations sélectionnées pour cette édition mettront en lumière des voix féminines fortes, des parcours de résilience, des expériences de leadership, ainsi que des combats pour la dignité, la justice sociale et l’inclusion. Au-delà de la question du genre, la programmation explorera les héritages culturels, les conflits générationnels, les résistances individuelles et collectives, sans oublier les enjeux de souveraineté culturelle et de responsabilité citoyenne.

Le Fidath, qui met la région de Thiès à l’honneur pour cette cuvée, entend faire de la scène «un espace de mémoire, de transmission, de réflexion critique, mais aussi de contestation constructive et d’espérance collective».

A travers une programmation artistique engagée, rythmée par des représentations, des panels et des workshops (ateliers), cette édition réunira artistes, compagnies, chercheurs, institutions et professionnels du secteur. Ensemble, ils interrogeront les réalités contemporaines africaines tout en valorisant les patrimoines, les mémoires collectives et les nouvelles écritures scéniques.