Les fortes pluies de ce week-end ont perturbé le quotidien d’une partie de Dakar et de sa banlieue. Routes difficiles d’accès, maisons envahies par les eaux, circulation au ralenti : dans plusieurs quartiers, les populations ont dû s’organiser avec les moyens du bord. Une situation qui ravive aussi les inquiétudes face à la menace de nouvelles précipitations.

Par Abdou Latif MANSARAY – En banlieue, les traces de la pluie sont visibles dans plusieurs secteurs. Sur la route Baye Laye, à Serigne Assane, au «tournale» Serigne Assane, à la Cité Sones et aux abords de la mairie, à Keur Massar, les eaux ont occupé les rues et compliqué les déplacements.

Dans certaines concessions, les occupants ont ressorti les vieilles méthodes. Seaux à la main, ils tentent d’évacuer l’eau qui s’est frayé un chemin jusque dans les maisons. Ici, on puise, on transporte, on vide. Là, on tente de protéger meubles et appareils avec les moyens disponibles. Un combat qui mobilise les familles et perturbe le quotidien.

A l’extérieur, les rues sont méconnaissables. Les eaux stagnantes rendent certains passages difficiles, voire impraticables. Les piétons cherchent les rares portions encore accessibles. Les voitures, elles, avancent au pas dans les zones inondées, les conducteurs redoublant de prudence pour franchir les passages les plus difficiles.

Les conséquences se font également sentir sur les grands axes. Le Brt a roulé au ralenti sur certains secteurs, tandis que les embouteillages se sont accentués. A la Patte d’Oie et à Grand-Médine, les usagers ont dû prendre leur mal en patience. Les déplacements deviennent plus longs, dans une circulation déjà dense en temps normal.

Pendant ce temps, le ciel reste menaçant. Cette atmosphère fait craindre de nouvelles précipitations alors que plusieurs zones peinent encore à évacuer les eaux accumulées. Dans les quartiers touchés, la fatigue et l’inquiétude se font sentir. Des habitants déplorent l’absence des autorités sur le terrain durant ce week-end pluvieux. Ils auraient souhaité davantage de présence et d’intervention pour accompagner les familles confrontées aux difficultés et faciliter les déplacements.

En attendant, les habitants s’organisent comme ils peuvent. Les seaux restent leurs principaux outils, tandis que la solidarité entre voisins permet de limiter les dégâts.

Après la pluie, une autre bataille commence donc, celle de l’évacuation des eaux. Et pour les populations, la question de la capacité des quartiers à faire face aux fortes précipitations reste entière.

latifmansaray@lequotidien.sn