La gestion budgétaire s’est caractérisée par un accroissement des ressources budgétaires associé à une hausse des dépenses publiques au premier trimestre 2026. En effet, les ressources globales mobilisées sont évaluées à 1139, 5 milliards, augmentant de 10, 6% en glissement annuel. Pour ce qui est des dépenses publiques, elles ont progressé de 7, 1% pour se chiffrer à 1482, 7 milliards. Ainsi, le solde budgétaire est ressorti déficitaire de 343, 2 milliards à fin mars, contre un déficit de 359, 8 milliards un an auparavant.
Par Dialigué FAYE – Un accroissement des ressources budgétaires. Au premier trimestre 2026, elles sont «estimées à 1139, 5 milliards de francs Cfa, contre 1032, 5 milliards un an plus tôt». Lesdites ressources, précise la Direction de la précision et des études économiques, «sont constituées de 1126, 5 milliards de recettes budgétaires et de 13 milliards de dons. Les recettes issues du Pres (Plan de redressement économique et social du Sénégal : Ndlr) se sont chiffrées à 54, 1 milliards dont 41 milliards au titre de la taxation sur les jeux de hasard.
En glissement annuel, les ressources ont progressé de 109, 4 milliards à la faveur du recouvrement des recettes fiscales. Ces dernières, évaluées à 1082, 7 milliards, sont portées par les taxes sur les biens et services intérieures, l’impôt sur le revenu et le Fsipp (Fonds de sécurisation des importations de produits pétroliers) qui ont augmenté respectivement de 52, 5 milliards, 44, 0 milliards et 3, 6 milliards pour se situer, dans l’ordre, à 490, 4 milliards, 232, 3 milliards et 25, 3 milliards à fin mars 2026. En revanche, l’impôt sur les sociétés a diminué de 28, 8 milliards pour ressortir à 175, 7 milliards».
Concernant les taxes sur les biens et services, mentionne la Dpee, «la bonne tenue s’explique principalement par l’accroissement de la Tva intérieure de 33, 2 milliards, soit une progression de 26%. Par ailleurs, le dynamisme de l’impôt sur le revenu est lié essentiellement à l’Impôt sur le revenu des personnes physiques (Irpp) qui a augmenté de 61, 1 milliards, soit 35, 7%».
Pour ce qui est des recettes douanières, elles sont caractérisées, cependant, par «une faible progression en ce début d’année. En effet, la Tva à l’importation et les droits de porte ont augmenté respectivement de l, 4% et 4, 5%. Ce ralentissement est essentiellement lié à une baisse notable des importations de produits, comparativement à la dynamique notée à la même période en 2025. Quant aux recettes non fiscales, elles sont évaluées à 43, 8 milliards, en repli de 22, 6%, attribuable essentiellement à l’absence de recouvrement de dividendes au premier trimestre de 2026».
Hausse de l’exécution des dépenses
Quid des dépenses publiques ? La Dpee renseigne, via sa dernière Note de conjoncture, qu’elles «ont été exécutées à hauteur de 1482, 7 milliards au premier trimestre 2026, contre 1384, 5 milliards un an auparavant, soit une hausse de 98, 2 milliards, équivalent à un taux de 7, 1%. Cette évolution des dépenses publiques est imputable à la progression des dépenses d’investissement de 11, 2 milliards, soit 4, 1%, des transferts et subventions de 23, 2 milliards en valeur absolue et 5,5% en valeur relative, de la masse salariale de 18, 6 milliards et des charges d’intérêt sur la dette de 50, 7 milliards, pour atteindre respectivement 295, 3 milliards, 445, 3 milliards, 378, 6 milliards et 285 milliards à fin mars 2026.
Toutefois, les dépenses d’utilisation des biens et services ont diminué de 6, 1 milliards pour s’établir à 78, 3 milliards».
dialigue@lequotidien.sn

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