Pour sa 14e édition, le cycle de lectures dramatiques «Ça va, ça va le monde !» s’installe au Musée Calvet du 14 au 19 juillet. A travers six œuvres contemporaines portées par des auteurs du continent africain et d’Haïti, l’événement explore avec force et acuité les fractures de l’histoire et les réalités de notre temps.

Chaque matin à 11h, la cour du Musée Calvet d’Avignon se transformera en une agora théâtrale à ciel ouvert. Proposé en entrée libre, le célèbre cycle de lectures de Rfi, «Ça va, ça va le monde !», met cette année un coup de projecteur sur la vitalité de la scène littéraire et dramatique d’Afrique et d’Haïti. Coordonné par Pascal Paradou en collaboration avec les metteurs en scène Jean-Paul Delore, Yacine Benyacoub et Armel Roussel, ce rendez-vous incontournable offre une tribune internationale à de nouvelles écritures audacieuses.

Des récits au cœur des fractures contemporaines

Les textes sélectionnés pour cette édition s’emparent sans détour des traumatismes passés et des combats d’aujourd’hui, qu’il s’agisse de l’héritage colonial, de la corruption, des violences politiques ou de l’urgence environnementale.

Le public pourra ainsi découvrir une programmation riche et variée. 14 juillet : Clipping de Israël Nzila (République démocratique du Congo), une pièce poignante sacrée texte lauréat du Prix Rfi Théâtre 2025, qui plonge dans le drame d’une mère à la recherche de son bébé égaré. 15 juillet : La décennie noire de Yacine Benyacoub (France/Algérie), une mise en abîme théâtrale captivante sur le refus de la propagande étatique et la mémoire de la guerre civile algérienne. 16 juillet : Les dieux tambourinent de Jeannine Dissirama Bessoga (Togo), un récit moderne où une jeune femme, poussée par sa communauté TikTok, est confrontée au tarissement d’une source sacrée de son enfance. 17 juillet : Dof ! Perdre l’esprit de Mamadou Sellou Diallo (Sénégal), une immersion déroutante auprès de deux jeunes gens internés dans un centre de repos, qui bouscule nos perceptions de la folie. 18 juillet : Reste de Claudia Muyengabe (Burundi), un drame politique intense axé sur la sororité comme acte de rébellion face à un pouvoir autoritaire. Et le 19 juillet : Quel dernier grand conflit pour assouvir la haine entre les humains de Guy Régis Junior (Haïti), une vaste fresque théâtrale entamée en 2008 qui interroge les pulsions destructrices de l’humanité.

Un événement à vivre sur place et sur les ondes

Coproduit par Rfi et la Compagnie utopia, ce projet ne se limite pas aux murs du musée avignonnais. Afin de faire rayonner ces voix dans le monde entier, les lectures seront captées et diffusées en direct vidéo sur Facebook. Pour les auditeurs de la radio mondiale, les sessions seront programmées sur les ondes de Rfi tous les samedis, du 25 juillet au 29 août à 17h. Par ailleurs, l’émission quotidienne De vive(s) voix, présentée par Pascal Paradou du 13 au 23 juillet, proposera huit éditions spéciales pour aller à la rencontre de ces auteurs qui font bouger les lignes du théâtre contemporain.