Le coup d’envoi de la 30e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) est officiellement donné. Prévu du 27 février au 6 mars 2027, le plus grand rendez-vous du septième art continental a ouvert, ce mardi, ses inscriptions. Entre critères de sélection rigoureux, comité d’experts internationaux et ambitions renouvelées, le Fespaco s’apprête une nouvelle fois à transformer la capitale burkinabè en épicentre mondial du cinéma.

C’est par une conférence de presse diffusée en direct que le Directeur général de l’Agence burkinabè de la cinématographie et de l’audiovisuel (Abca), Alex Moussa Sawadogo, a lancé l’appel à films pour l’édition 2027. Les professionnels du cinéma et de l’audiovisuel ont désormais jusqu’au 20 septembre prochain pour soumettre leurs œuvres sur les plateformes officielles du festival.

Critères et modalités d’inscription

Pour espérer décrocher le prestigieux Etalon d’or de Yennenga, les candidats doivent répondre à des exigences précises. Les films soumis ne doivent pas avoir plus de deux ans au 31 décembre 2026 ; avoir été présentés lors de la précédente édition (2025) ; avoir fait l’objet d’une exploitation commerciale au Burkina Faso. Deux sections sont ouvertes : la compétition officielle, réservée aux réalisateurs africains et de la diaspora ; et la section hors compétition, destinée aux cinéastes du reste du monde. A noter que les frais d’inscription sont maintenus à 32 798 F Cfa.

Un comité de sélection sous le signe de la diversité

Pour garantir une programmation «exigeante, inclusive et représentative», Alex Moussa Sawadogo a dévoilé un comité de sélection composé de professionnels chevronnés (producteurs, critiques, monteurs, directeurs artistiques). Ce collège d’experts reflète une véritable ouverture géographique avec des représentants du Burkina Faso, du Ghana, du Zimbabwe, de la Rd Congo, du Mozambique, de la Tunisie, du Maroc, du Brésil et des Comores. «Le Fespaco 2027 réaffirme son ambition : célébrer l’excellence et accompagner l’évolution de l’industrie du film en Afrique», a souligné le comité d’organisation.

Le Fespaco, une puissance montante

En jetant un regard ré­trospectif sur l’édition 2025, le Directeur général de l’Abca a dressé un bilan flatteur de l’institution créée en 1969. Avec 53 pays représentés, 625 projections et l’accréditation de 2000 journalistes, le festival confirme son hégémonie culturelle.

Le Marché international du cinéma et de l’audiovisuel africain (Mica) a également affiché une santé de fer avec 98 stands et plus de 17 400 visiteurs. Au-delà des chiffres, M. Sawadogo a insisté sur la dimension intellectuelle de l’événement : les actes du colloque sur les «Cinémas d’Afrique et identités culturelles» feront l’objet d’un livret de transmission. «Le Fespaco n’est plus seulement un espace de diffusion et de visibilité, il est aussi un espace de transmission et de soutien», a conclu le Dg de l’Abca.