Le patrimoine culturel sénégalais est mis en valeur à travers des costumes traditionnels qui font l’objet d’une exposition au Grand Théâtre et formant la «Cour Royale de Maam». Maguette Guèye, fondatrice de La Penderie de Maam, a lancé ce projet pour préserver l’héritage vestimentaire sénégalais et, à terme, créer un musée du vêtement sénégalais.
Par A. MBODJI – La Penderie de Maam a procédé, vendredi, au vernissage de l’exposition de la Cour royale de Maam au Grand Théâtre. Il s’agissait de ressortir les mémoires vestimentaires et faire revivre un héritage royal. Cette exposition présente une collection d’habits tirée de la plus profonde tradition sénégalaise. Dans la foulée, Maguette Guèye envisage de mettre en place un musée du vêtement sénégalais.
Fondatrice de la Penderie de Maam, Mme Guèye a indiqué, vendredi dernier, lors de l’exposition de la Cour royale de Maam dont elle est la commissaire et qui s’est tenue dans les locaux du Grand Théâtre, son ambition de mettre en place un musée du vêtement. «Cette exposition entre en droite ligne de mon rêve de mettre en place ce musée du vêtement. C’est en travaillant dans le cinéma comme costumière que j’ai constaté qu’il y a un vide en termes de vêtements ou de références en ce qui concerne l’héritage vestimentaire sénégalais. Donc, j’ai décidé d’initier des recherches. Cela a commencé en 2020, avec une subvention reçue de l’Enic et de l’Union européenne. C’est devenu une passion et une mission de reconstituer ces archives qui dormaient dans les malles ou qui étaient éparpillées dans plusieurs lieux. Je suis allée creuser pour faire une reconstitution, dans le but de préserver et de monter le musée du vêtement sénégalais.»
Anne Marie Faye, directrice de la Galerie nationale et représentante du ministre de la Culture, a présenté l’exposition sur la Cour royale de Maam comme ce qui met en avant le patrimoine culturel sénégalais à travers des costumes traditionnels. Mme Faye a affirmé : «Nous sommes réunis pour célébrer une initiative singulière et nécessaire d’exposition, la Cour royale de Maam. A travers cette exposition de la Fondation de la Penderie Maam, nous ne visitons pas seulement une galerie de costumes, nous pénétrons dans les sanctuaires de la mémoire. Le vêtement au Sénégal n’a jamais été un simple apparat, il est un langage, un code social, une archive vivante de nos dignités et de nos résistances.» Elle relève à travers cette exposition, une manière de voir les frontières s’estomper entre la plastique, l’artisanat et la mode. «Tout ici est art», se réjouit-elle.
Reconnaissant que cette exposition valorise l’artisanat et la culture sénégalaise, la directrice de la Galerie nationale a félicité Maguette Guèye pour son travail remarquable, en choisissant de mettre en avant les traditions et la créativité sénégalaises à travers cette exposition décrite comme une invitation à la contemplation et à la réflexion sur l’importance de la culture et de l’artisanat dans la société sénégalaise.
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