A l’occasion du mois de la femme, la Galerie nationale d’art vibre au rythme de l’exposition «L’Eveil des synergies». Porté par le Collectif des plasticiennes du Sénégal, cet événement réunit plus de 150 artistes issues de tout le pays. Le vernissage, présidé vendredi dernier par le secrétaire d’Etat à la Culture, Bakary Sarr, a mis en lumière une force créatrice collective qui milite pour l’autonomisation et le rayonnement du patrimoine artistique féminin.

Par Amadou MBODJI – Les femmes occupent le devant de la scène en ce mois de mars. Cette période met en lumière le Collectif des plasticiennes du Sénégal, qui brille actuellement à travers son exposition intitulée «L’Eveil des synergies». Le vernissage s’est tenu vendredi dernier à la Galerie nationale d’art de Dakar. Venu représenter le ministre de la Culture, le secrétaire d’Etat Bakary Sarr a saisi l’occasion pour saluer l’engagement remarquable de ce collectif qui, depuis plus de deux décennies, œuvre avec constance pour la promotion de la création féminine et la reconnaissance du rôle essentiel des femmes dans le développement culturel sénégalais.

Une affirmation des voix féminines

S’exprimant sur le thème de l’exposition, les plasticiennes soulignent que «L’Eveil des synergies» intervient à un moment où les voix féminines, longtemps reléguées à la périphérie des récits dominants, s’affirment avec une force nouvelle. «En ouvrant cette exposition au public, vous contribuez à renforcer cette dynamique et à faire rayonner davantage la création féminine sénégalaise», a reconnu Bakary Sarr.

Cette plateforme regroupe aujourd’hui plus de 150 artistes réparties entre Dakar et les régions, constituant ainsi l’un des plus importants réseaux d’arts visuels au Sénégal. Pour M. Sarr, cette mobilisation témoigne d’une volonté farouche de promouvoir la professionnalisation et l’autonomisation économique des femmes artistes.

Dialogue et résonance, et un modèle d’inclusion

L’exposition ne se contente pas de juxtaposer des œuvres ; elle crée un espace de résonance. Comme l’indique la note de présentation : «Il s’agit de créer un dialogue entre les parcours et les imaginaires.» Ici, la notion de synergie prend toute sa dimension : elle désigne cette force qui émerge de l’interaction entre des démarches singulières. Si chaque artiste conserve son identité propre, l’ensemble produit une dynamique commune nourrie par des histoires personnelles variées. Quant au mot «éveil», il suggère un mouvement intérieur, une prise de conscience par laquelle une parole se révèle et s’inscrit enfin dans l’espace public.

Bakary Sarr s’est dit particulièrement impressionné par la complémentarité des visions présentées. «Comme le souligne votre note conceptuelle, il s’agit de montrer comment les talents se nourrissent mutuellement pour produire une œuvre collective dont la portée dépasse la simple somme des individualités», a-t-il appuyé. Le secrétaire d’Etat a également tenu à rendre hommage à l’engagement sans faille de la présidente du collectif, Adama Boye.

Au-delà de l’aspect esthétique, le Collectif des plasticiennes du Sénégal propose un véritable écosystème de développement touchant à l’éducation et à l’entrepreneuriat. C’est, selon les autorités, un modèle à suivre pour les industries culturelles et créatives. En clôturant son intervention, Bakary Sarr a formulé le vœu que «L’Eveil des synergies» suscite un vif intérêt chez les collectionneurs et les critiques, offrant ainsi une visibilité méritée aux talents féminins du pays.

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