La Direction des services de planification, de contrôle et d’évaluation des politiques publiques organise depuis hier un atelier de trois jours consacré à sa revue semestrielle. L’objectif est d’outiller les députés avec des données précises pour assurer un suivi rigoureux de l’exécution budgétaire et de l’impact des projets financés.

Par Justin GOMIS – La Direction des services de planification, de contrôle et d’évaluation des politiques publiques de l’Assemblée nationale tient, depuis hier, un atelier de trois jours dédié à sa revue semestrielle. Cette rencontre rassemble les cellules de planification et de suivi-évaluation des ministères sectoriels, ainsi que les services techniques du Parlement. Ensemble, ils procèdent à l’examen de l’exécution budgétaire et des cadres de performance définis dans les documents de programmation, afin d’offrir aux députés des instruments d’analyse plus performants.

«Cette rencontre porte une ambition profonde et stratégique : rapprocher davantage l’Assemblée nationale de la donnée publique, de la performance publique et des réalités concrètes de mise en œuvre des politiques publiques», a déclaré Marie Rose Faye, représentante du président de l’Assemblée nationale, lors de la cérémonie d’ouverture. Pour l’ancienne porte-parole du gouvernement, cet exercice traduit une exigence nouvelle : «Celle de faire du dialogue entre le Parlement et les administrations sectorielles un exercice plus structuré, plus documenté, plus régulier et plus utile à la décision publique.»

Eclairer les travaux budgétaires

Insistant sur la portée du rôle parlementaire, Mme Faye a rappelé que voter le budget est une responsabilité majeure qui ne peut plus être séparée de l’analyse des résultats : «Derrière chaque ligne budgétaire, il y a une attente sociale. Derrière chaque programme public, il y a une promesse faite à la Nation. Derrière chaque indicateur de performance, il doit y avoir une réalité à mesurer, une amélioration à constater, une difficulté à corriger ou une décision à éclairer.»

Selon elle, cette revue doit permettre de mettre en perspective les Rapports annuels de performance (Rap), les données d’exécution de l’année en cours, ainsi que les Projets annuels de performance (Pap) pour mieux préparer les commissions parlementaires. Elle s’inscrit par ailleurs dans une dynamique d’institutionnalisation avec la mise en place du Comité d’évaluation des politiques publiques (Cepp) et le développement du Système d’information parlementaire sur les politiques publiques (Sipop).

Prenant la parole, la représentante-résidente du Pnud, Catherine Phuong, a souligné la pertinence du calendrier : «Le Débat d’orientation budgétaire est derrière nous ; la session budgétaire est devant nous. Entre les deux, l’Assemblée nationale doit disposer d’une lecture aussi précise que possible de l’exécution des politiques publiques.»

L’ambition affichée est d’articuler trois séquences clés : les résultats de 2025, l’exécution de l’année 2026 et les choix budgétaires à venir pour 2027. Pour la représentante du Pnud, cette dynamique repose sur une conviction : «Le Parlement doit être une institution qui écoute, qui contrôle, qui interroge, qui évalue et qui formule des recommandations sur la base d’informations solides.» Durant ces trois jours de travaux, les participants poursuivront leurs réflexions pour doter les députés des meilleures méthodes de suivi et d’évaluation.

justin@lequotidien.sn