Alerte respiratoire au Sénégal : une masse de poussière dense recouvre le pays, avec un pic de dangerosité attendu ce mercredi. Face à des niveaux de pollution préoccupants, notamment à Dakar, les services météorologiques et sanitaires tirent la sonnette d’alarme et recommandent des mesures de protection strictes pour les personnes fragiles.

Du Nord au Sud, le Sénégal s’apprête à traverser un épisode de pollution atmosphérique intense, car une dégradation sévère de la qualité de l’air est attendue sur l’ensemble du territoire sénégalais entre le 11 et le 14 mai 2026. Entre visibilité réduite et risques sanitaires accrus, l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (Anacim) et le Centre de gestion de la qualité de l’air (Cga) appellent à une vigilance maximale, particulièrement pour les personnes vulnérables.

Une progression du Nord vers le littoral est en cours : selon les dernières prévisions de l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (Anacim), un épisode de poussière dense traverse actuellement le pays. Le phénomène, qui a débuté par les régions nord (Podor, Linguère et Matam), se généralise progressivement au reste du territoire. La masse de poussière devrait atteindre les régions centrales et côtières dès ce mardi, avec un pic d’intensité attendu entre mercredi et jeudi.

Le Centre de gestion de la qualité de l’air (Cgqa) signale une dégradation critique des conditions atmosphériques. A Dakar, la situation est déjà jugée préoccupante avec une qualité mauvaise, qui pourrait basculer vers un niveau «très mauvais» sous 48 heures. Alors que la visibilité sera fortement réduite sur les axes routiers, entraînant un appel à la prudence des conducteurs. Pour la pollution, elle sera aussi significative, avec des concentrations de particules fines en suspension.

Risques sanitaires et recommandations

Face à cette pollution saharienne, les autorités sanitaires mettent en garde contre les irritations des voies respiratoires, la toux et l’aggravation des pathologies chroniques. Les groupes à risque sont évidemment les enfants et personnes âgées, les personnes souffrant de maladies respiratoires (asthme, etc.) ou cardiovasculaires.