Le développement socio-économique du Sénégal oriental semble être la boussole du maire de Tambacounda. En rejoignant officiellement la Coalition Diomaye Président, Papa Banda Dièye mise sur les promesses de croissance et d’épanouissement portées par le chef de l’Etat. Lors d’une grande mobilisation ce week-end, l’édile a réaffirmé son engagement, balayant d’un revers de main les critiques de ses détracteurs. Pour lui, l’heure est à l’action : «Les chiens aboient, la caravane passe.»
Propos recueillis par Abdoulaye FALL – Vous venez de lancer officiellement la Coalition Diomaye Président à Tambacounda. Qu’est-ce qui a motivé ce choix et quels sont vos objectifs prioritaires ?
Une seule et unique chose a guidé ma décision : la volonté affichée du chef de l’Etat de transformer le Sénégal oriental en un véritable pôle de développement à travers le «Plan Diomaye pour le Sénégal oriental». Lors de l’audience qu’il nous a accordée durant sa tournée économique, j’avais plaidé pour cette vision, et il a répondu favorablement en la confirmant lors du Conseil des ministres qui a suivi.
Ce plan est un condensé de solutions pour notre région : infrastructures structurantes, sécurité, emploi des jeunes, autonomisation des femmes, agriculture, élevage, télécommunications et protection de l’environnement. En tant qu’élu local, investi de la mission d’améliorer le quotidien de mes mandants, comment ne pas adhérer à un tel projet ? J’assume pleinement ce choix, d’autant plus que les populations sont en phase avec nous, comme en témoigne la réussite exceptionnelle de notre mobilisation ce week-end.
Certains observateurs estiment que votre coalition aura du mal à s’imposer dans la région. Que leur répondez-vous ?
Ceux qui le pensent prêchent certainement pour leur propre paroisse. C’est leur rôle. Cependant, la réalité du terrain est tout autre : ceux qui font ces prédictions ne peuvent même pas remuer un brin de paille ici. L’avenir nous édifiera. Nous venons de lancer la coalition avec une base solide, incluant six maires sur les neuf que compte le département de Tambacounda. Croyez-moi, dans les semaines à venir, nous nous déploierons sur un terrain que nous maîtrisons mieux que quiconque. La vérité est que la peur commence à changer de camp.
Les maires qui vous accompagnent ont-ils encore une réelle capacité de mobilisation dans leurs communes respectives ?
Comme je l’ai dit, les prochains jours parleront pour nous. Nous ne sommes pas dans la rhétorique, mais dans l’action concrète aux côtés de nos populations. On pèse ou on ne pèse pas ? Les prochaines joutes électorales trancheront.
Par ailleurs, cette musique que nous servent certains militants de Pastef, nous la connaissons bien. C’est un disque rayé. Pourquoi comptaient-ils sur nous lors des Législatives s’ils pensent que nous ne représentons rien ? C’est une marque de fabrique chez eux : si vous êtes avec eux, vous êtes le meilleur ; si vous ne l’êtes pas, vous êtes le diable. Qu’à cela ne tienne ! Je leur rappelle simplement cette vieille maxime mandingue : «Il n’est point besoin de mesurer les cornes d’un taureau qui doit être abattu demain.»
Malgré la forte mobilisation de votre meeting, vos adversaires vous prédisent une déroute lors des prochaines Locales. Quel est votre message à leur endroit ?
Dieu seul sait de quoi demain sera fait. Ce qui est certain, c’est que nous travaillons quotidiennement sur le terrain pour contribuer à l’épanouissement des populations. Ce sont ces mêmes citoyens qui, le moment venu, sauront séparer le bon grain de l’ivraie.
afall@lequotidien.sn

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