Dans cette partie de l’entretien qu’il a accordé au journal Le Quotidien lors de la dernière Africa Energy Week de Cape Town, le ministre de l’Energie et du pétrole du Sénégal est revenu sur la gestion prochaine du bloc Yaakar-Teranga à la suite du retrait de son partenaire stratégique, et des ambitions du pays pour le Gas-to-power et le Gas-to-industry, des nouvelles perspectives sur la raffinage, ainsi que de la conduite de la politique énergétique du pays sous sa direction.
Petrosen a pris le contrôle total de Yakaar-Teranga et de ses 25 000 milliards de pieds cubes de gaz. Quel partenariat lui cherchez-vous, et le gaz de Yakaar-Teranga sera-t-il d’abord réservé au marché sénégalais ?
Yakaar-Teranga est une ressource stratégique majeure et Petrosen dispose désormais de la maîtrise du projet à la suite de l’évolution du partenariat. Cette situation nous donne une capacité accrue pour définir un schéma de développement conforme aux priorités nationales. Mais la maîtrise des droits ne suffit pas à transformer une découverte gazière profonde en gaz livré à une centrale ou à une usine.
Il faut un programme de développement robuste, des investissements importants, des moyens techniques, des contrats commerciaux et une chaîne logistique complète. (…)
Nous recherchons un partenaire -ou un groupement de partenaires- capable d’apporter une compétence reconnue dans le développement de grands gisements gaziers offshore profonds, une capacité de financement suffisante et une vision industrielle de long terme. Les critères porteront sur la maîtrise des risques techniques, le coût de développement, la solidité financière, la rapidité de mise en œuvre, les engagements de transfert de compétences et l’aptitude à structurer une offre de gaz compétitive pour notre économie. Petrosen doit occuper une place centrale dans la gouvernance et dans la montée en compétence opérationnelle du projet.
Sur l’utilisation du gaz, notre orientation politique est claire : la demande sénégalaise, notamment pour la production d’électricité et les usages industriels, doit être prise en compte en priorité dans la conception du projet.
C’est tout l’enjeu du Gas-to-power et du Gas-to-industry.
Notre objectif est de définir un projet qui garantisse à notre pays des volumes de gaz utilisables, à un prix compétitif, et dont les revenus commerciaux assurent un développement durable. La priorité nationale doit être traduite dans les contrats, les infrastructures et les investissements, pas seulement dans les déclarations.
Que peut-on espérer de la convention signée par la Société africaine de raffinage (Sar) avec un groupe turc pour renforcer les capacités nationales et proposer des produits finis et dérivés du pétrole ?
L’accord signé le 23 septembre 2026 entre la Société africaine de raffinage et la société turque Yamata constitue une perspective industrielle majeure. Il porte, d’une part, sur la construction d’une deuxième raffinerie d’une capacité envisagée de 4 millions de tonnes de brut par an et, d’autre part, sur la modernisation de la raffinerie existante de Mbao. Le projet doit notamment permettre d’étudier une meilleure valorisation du brut de Sangomar, tout en préservant la souplesse nécessaire pour traiter différentes qualités de brut selon les conditions du marché.
Les premières estimations publiées par la Sar évoquent un investissement de 2 à 3 milliards de dollars pour le nouvel outil et de 300 à 500 millions de dollars pour la modernisation du site actuel. Ce sont des ordres de grandeur préliminaires, non des financements déjà décaissés ou des montants contractuellement garantis. La prochaine étape doit consister à approfondir les études de faisabilité, à préciser les technologies de raffinage, les rendements attendus, les besoins d’utilités industrielles, les impacts environnementaux, le modèle économique, le financement et les conditions de réalisation.
Pourquoi ce projet est-il important ? Parce que notre pays doit dépasser la seule exportation de brut pour développer la transformation locale et mieux sécuriser son approvisionnement en produits raffinés : essence, gasoil, carburéacteur et produits dérivés, selon les configurations techniques qui seront retenues. Une raffinerie modernisée et une capacité nouvelle peuvent soutenir l’émergence d’activités pétrochimiques, de services de maintenance, de logistique et de sous-traitance, et ouvrir des débouchés vers les marchés sous-régionaux. Il faudra naturellement apprécier les marchés, les marges de raffinage, l’accès au brut, les coûts énergétiques et la compétitivité de nos installations face aux raffineries existantes dans la région.
En ce qui concerne le carburant à la pompe, il faut distinguer sécurité d’approvisionnement et prix de détail. Raffiner davantage sur place peut réduire certaines dépendances logistiques, accroître la flexibilité des approvisionnements et permettre de mieux capter de la valeur industrielle. Mais le prix final reste déterminé par le cours du brut, les coûts de transformation, de transport et de stockage, la fiscalité et les décisions de régulation. Il serait donc erroné de promettre une baisse automatique des prix du seul fait de la signature de cet accord.
Notre ambition est de faire de la Sar un acteur industriel moderne et compétitif, au service de la souveraineté énergétique. Le protocole est un point de départ important ; la décision d’investissement, le bouclage financier et l’exécution effective détermineront l’ampleur des retombées pour les Sénégalais.
Le Sénégal veut qu’en 2030, la moitié des biens et services achetés par le secteur des hydrocarbures viennent d’entreprises sénégalaises. Une réforme de la loi de 2019 sur le contenu local est en préparation. Le rapport de la Chambre africaine de l’énergie y voit pourtant un risque pour la stabilité des contrats. Comment aider les entreprises sénégalaises, en particulier les Pme, à accéder au financement et aux certifications sans décourager les compagnies étrangères ?
L’objectif d’accroître fortement la part des biens et services fournis par les entreprises sénégalaises répond à une exigence de souveraineté économique : nous ne pouvons pas nous satisfaire d’une industrie extractive performante dont l’essentiel des commandes et des emplois qualifiés bénéficierait durablement à l’extérieur. L’ambition de parvenir à 50% à l’horizon 2030 constitue un cap de politique publique qui devra être décliné en trajectoires mesurables selon les métiers, la maturité des entreprises et les possibilités industrielles réelles.
Nous disposons déjà d’un cadre : la loi n°2019-04 relative au contenu local, ses décrets d’application, le Comité national de suivi du contenu local et le Fonds d’appui au développement du contenu local. Les entreprises contractantes doivent présenter des plans de contenu local et rendre compte de leurs réalisations. Le travail de réforme engagé doit rendre ces obligations plus efficaces, plus lisibles et mieux adaptées aux différentes chaînes de valeur, sans transformer l’objectif de participation sénégalaise en obstacle disproportionné à la réalisation des projets.
Le premier défi des Pme est le financement. Beaucoup peuvent fournir des services de qualité, mais rencontrent des difficultés pour financer leurs équipements, disposer de garanties bancaires, répondre à des appels d’offres dont les paiements sont différés ou mobiliser leur trésorerie. Nous voulons rapprocher le dispositif de contenu local des banques, des mécanismes de garantie et des fonds de soutien pour faciliter les crédits de préfinancement, les lignes de trésorerie et le financement des investissements productifs. L’efficacité doit se mesurer au nombre d’entreprises réellement qualifiées, contractualisées et payées, non au seul nombre d’inscriptions sur une plateforme.
Le deuxième défi est technique. Dans le pétrole et le gaz, la sécurité industrielle et la qualité ne se négocient pas. Nous devons accompagner les entreprises vers les certifications et normes pertinentes -qualité, santé-sécurité, environnement, soudage, maintenance, métrologie, inspection et autres spécialisations selon les marchés- en mobilisant des formations, des organismes d’accréditation et des partenariats de transfert de technologie. Nous voulons favoriser les groupements entre entreprises nationales et opérateurs internationaux, et encourager l’allotissement pertinent de certains marchés pour permettre aux Pme de franchir progressivement les seuils de qualification.
Enfin, la réforme doit préserver la sécurité juridique. Les investisseurs doivent connaître à l’avance les règles qui leur sont applicables, les calendriers d’entrée en vigueur et les obligations contrôlables. Les contrats existants doivent être examinés à la lumière des textes et de leurs clauses, sans présumer un pouvoir de modification unilatérale. Nous recherchons un contenu local exigeant, progressif et crédible : plus d’entreprises sénégalaises compétitives, davantage de valeur ajoutée nationale et des investissements étrangers qui continuent à trouver au Sénégal un environnement favorable.
L’interconnexion électrique de l’Omvg relie déjà le Sénégal à la Gambie, à la Guinée-Bissau et à la Guinée. Le gazoduc Nigeria-Maroc doit passer par la région, et un rapprochement a eu lieu avec Abuja en avril. Le Sénégal veut-il devenir une plateforme régionale pour le gaz et l’électricité ?
Le Sénégal dispose d’atouts géographiques, énergétiques et institutionnels pour jouer un rôle plus important dans l’intégration énergétique régionale. Cette ambition n’est pas une affirmation abstraite. Avec les infrastructures de l’Organisa-tion pour la mise en valeur du fleuve Gambie, nous sommes déjà insérés dans un réseau électrique partagé avec la Gambie, la Guinée-Bissau et la Guinée. L’interconnexion de l’Omvg représente environ 1677 kilomètres de lignes à 225 kV et permet des échanges d’électricité dans les deux sens ; les capacités du système régional sont appelées à être mobilisées selon les besoins et les contrats commerciaux.
Ce réseau, articulé avec le Système d’échanges d’énergie électrique ouest-africain, permet d’améliorer la sécurité d’approvisionnement par la mutualisation des capacités de production, de mieux valoriser les ressources hydroélectriques et de réduire, lorsque les conditions économiques le permettent, le recours à des unités thermiques coûteuses. Il ouvre aussi une possibilité de fourniture régionale par les producteurs sénégalais, à condition de préserver en permanence l’équilibre et la qualité de notre propre service électrique. L’ambition n’est pas d’exporter une électricité dont les ménages sénégalais auraient besoin, mais de construire un marché dans lequel chaque pays bénéficie de capacités de secours, de complémentarités et d’échanges compétitifs.
Sur le gaz, la logique est comparable, même si les projets sont à des stades différents. Le développement de Gta avec la Mauritanie illustre déjà la capacité de deux Etats à partager une ressource transfrontalière, à organiser une gouvernance commune et à accéder aux marchés internationaux. La réalisation du réseau gazier sénégalais doit d’abord relier les points d’approvisionnement aux centrales et aux industries nationales. A terme, elle pourra faciliter d’autres échanges régionaux si les volumes disponibles, les interconnexions physiques et les contrats le justifient.
Le projet de gazoduc Nigeria-Maroc dont le tracé envisagé longe plusieurs pays de la façade atlantique, représente une perspective régionale qu’il convient d’apprécier avec méthode. Le Sénégal suit les discussions et les possibilités de coopération avec les partenaires concernés dont le Nigeria. Il serait prématuré de présenter notre participation à une infrastructure encore en maturation comme un accès ferme à des volumes de gaz ou comme un financement définitivement acquis. Nous voulons donc faire du Sénégal un pôle crédible d’échanges électriques, de services gaziers et d’industrialisation, articulé avec les autres pays du bassin Msgbc. Le véritable leadership régional repose sur des infrastructures opérationnelles, des règles de marché et des engagements commerciaux fiables, pas seulement sur une position géographique favorable.
Sur la question de la distribution de l’électricité et de sa disponibilité, il y a une stabilité observée ces derniers temps après une période de coupures. Pouvez-vous rassurer sur la disponibilité du courant pour les foyers sénégalais ?
La continuité de la fourniture électrique constitue notre responsabilité immédiate envers les ménages et les entreprises. Les perturbations observées ces derniers mois ont montré que notre système restait exposé à plusieurs vulnérabilités : tensions entre l’offre et la demande aux heures de pointe, indisponibilité de certaines unités de production, besoins de maintenance et difficultés ponctuelles d’approvisionnement en combustibles. Nous avons choisi d’expliquer ces difficultés plutôt que de les minimiser. Les mesures de redressement reposent d’abord sur la disponibilité réelle des centrales. Il faut sécuriser les programmes de maintenance, disposer d’une réserve de production suffisante, suivre quotidiennement les capacités mobilisables et anticiper les périodes de forte consommation. Ensuite, il faut garantir les approvisionnements en fioul et en autres combustibles nécessaires aux unités qui en dépendent encore, en améliorant la programmation des achats, les conditions de financement et la constitution de stocks de sécurité adaptés. La coordination entre la Senelec, les fournisseurs, les structures de régulation et les autorités chargées des finances publiques doit être permanente. Nous travaillons parallèlement sur les investissements capables de réduire les risques structurels : acquisition de capacités de production adaptées aux besoins à court terme, modernisation du réseau, renforcement des postes et lignes de transport, réduction des pertes, diversification du mix, recours aux interconnexions régionales et arrivée progressive de nouveaux projets renouvelables et gaziers. Dans l’immédiat, certaines mesures peuvent sembler moins visibles qu’une nouvelle centrale, mais elles sont essentielles pour restaurer une exploitation stable et sécurisée.
Je me réjouis de l’amélioration de la situation que vous évoquez, mais je ne veux pas laisser croire qu’une période plus calme signifie la disparition de tout risque. Aucun grand réseau électrique n’est totalement exempt d’incidents techniques. Notre engagement est de prévenir les délestages évitables, de réduire la fréquence et la durée des interruptions, d’informer les usagers en cas de perturbation et de traiter rapidement les causes lorsqu’elles surviennent.
Aux Sénégalais, je veux dire ceci : nous avons pleinement conscience que l’électricité n’est pas un confort accessoire. Elle conditionne l’activité économique, la conservation des aliments, le fonctionnement des écoles et des structures de santé, ainsi que la vie quotidienne des familles. Nous concentrons nos moyens sur la continuité du service, tout en préparant les investissements qui rendront cette amélioration durable.
Le Sénégal accueille le forum Msgbc oil, gas & power du 1er au 3 décembre au Cicad, avec le Président Bassirou Diomaye Faye. Qu’attendez-vous concrètement de ce forum : des signatures sur les blocs pour Petrosen, des financements pour le Rgs, des annonces sur le contenu local ?
Le forum Msgbc oil, gas & power, organisé sous le haut patronage du Président Bassirou Diomaye Faye, doit marquer le passage des intentions aux décisions économiques. Le thème, «Powering investment, delivering prosperity», résume parfaitement cette exigence : une conférence énergétique n’a de véritable utilité que si elle permet de rapprocher des projets viables, des investisseurs capables de les financer et des décisions concrètes qui amélioreront la vie des populations de la région. Nous souhaitons d’abord y présenter un portefeuille cohérent et documenté d’opportunités. Petrosen et les services compétents pourront préciser la stratégie de promotion des blocs disponibles, les données accessibles aux opérateurs, les perspectives liées aux développements futurs et les conditions dans lesquelles des partenariats peuvent être engagés. Je rappelle toutefois qu’une présentation de projet, une lettre d’intention, un protocole d’études, un contrat pétrolier et une décision finale d’investissement sont des actes très différents. Nous ne chercherons pas à transformer des discussions préliminaires en annonces artificielles.
Nous attendons également une mobilisation sur les infrastructures. Le Rgs doit pouvoir mettre à la disposition des financiers des fiches de projets fiables, avec tracés, coûts, calendriers, prévisions de volumes, utilisateurs potentiels, cadre tarifaire et options de financement. Les échanges devront permettre d’identifier les conditions nécessaires au bouclage financier des tronçons et à la réalisation des interconnexions entre gaz, centrales et sites industriels. D’autres projets énergétiques, notamment dans la production électrique, le stockage et les réseaux, peuvent également rencontrer des partenaires financiers.
Le contenu local doit être un troisième résultat concret : faire rencontrer les donneurs d’ordres et les entreprises sénégalaises, développer des partenariats industriels, faciliter l’accès à la certification et au financement, et rendre plus visibles les opportunités de sous-traitance. Nous souhaitons aussi renforcer les convergences régionales, notamment avec la Mauritanie, la Gambie, la Guinée-Bissau et la Guinée, pour que le bassin Msgbc progresse comme un espace d’investissement et d’infrastructures partagées.
A l’issue du forum, je préférerai évaluer les résultats sur une base précise : accords ayant une portée juridique réelle, études financées, mandats de structuration effectivement attribués, étapes d’investissement franchies, partenariats conclus et dispositifs de suivi mis en place. Il ne suffit plus d’organiser de grandes rencontres ; il faut pouvoir rendre compte de leurs effets économiques.
Vous êtes assez méthodique dans votre façon de conduire le grand département sénégalais de l’Energie, la rencontre avec la presse en ce début du mois d’octobre en atteste. Qu’est-ce qui vous pousse dans cette dynamique constante d’échanges avec l’opinion pour clarifier au mieux des questions qui n’aiment vraiment pas le bruit, dans un pays où toute initiative peut malheureusement faire polémique ?
Je crois profondément qu’un secteur aussi stratégique que l’énergie ne peut pas être gouverné dans l’opacité, ni exclusivement entre spécialistes. Il touche au quotidien de chaque Sénégalais : le prix de l’électricité, la disponibilité du carburant, la fiabilité du courant, l’accès des territoires ruraux, l’avenir industriel, les recettes publiques et la gestion de ressources qui appartiennent à la Nation. Lorsque les décisions sont mal comprises, l’inquiétude et la spéculation occupent naturellement l’espace laissé vacant par l’information.
C’est pourquoi nous avons choisi une méthode qui associe rigueur technique, transparence et pédagogie. Le petit-déjeuner de presse du 1er octobre n’était pas un exercice de communication destiné à présenter un secteur parfait. Nous avons passé près de cinq heures avec les journalistes et les responsables de nos structures pour parler des difficultés aussi bien que des progrès, expliquer les projets, détailler les réformes et répondre directement aux interrogations. Je considère que rendre des comptes fait partie intégrante de la mission d’un ministre. Cette démarche répond aussi à une exigence d’efficacité publique. Les grands projets énergétiques ont souvent des délais longs, des montages contractuels complexes et des effets qui ne sont pas immédiatement perceptibles. La décision de construire un gazoduc ne signifie pas que du gaz sera livré le lendemain ; l’annonce d’un financement ne signifie pas qu’un chantier est terminé ; une étude sur un bloc pétrolier ne vaut pas attribution. Notre rôle est de dire avec précision ce qui est décidé, ce qui est financé, ce qui est en construction et ce qui demeure en discussion. C’est la meilleure manière d’éviter les incompréhensions et les annonces trompeuses. Naturellement, cette volonté de transparence doit respecter le Droit, les secrets protégés par la loi et la confidentialité légitime de certaines négociations commerciales. Mais la confidentialité ne doit pas devenir une culture du silence. Elle est une exception fonctionnelle, pas un principe général de gouvernement. Nous devons expliquer les règles, les objectifs, les critères d’arbitrage et, une fois les décisions prises, leurs résultats. Je suis convaincu que la confiance ne se décrète pas et qu’elle ne se construit pas en évitant la contradiction. Elle se gagne par la cohérence des décisions, la sincérité de l’information et la capacité à reconnaître ce qui reste à améliorer. C’est cette exigence qui guide mon action à la tête du ministère : parler vrai, décider sur la base des faits et travailler avec constance pour que l’énergie devienne un levier de souveraineté, de compétitivité et de développement.
FIN
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