Alors que des rumeurs persistantes faisaient état de démêlés judiciaires pour le Directeur général de l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (Aser), le principal intéressé a tenu à clarifier les choses. S’il confirme l’existence d’enquêtes administratives et financières sur son patrimoine, Jean-Michel Sène affirme haut et fort n’avoir «rien à cacher» et rejette catégoriquement l’existence d’une procédure menée par le Parquet financier.

Par Justin GOMIS – Jean-Michel Sène, le Directeur général de l’Aser, est-il réellement dans l’œil du cyclone ? Face aux informations qui ont enflammé la toile et les colonnes de plusieurs journaux ces derniers jours, le patron de l’électrification rurale au Sénégal est sorti de sa réserve pour apporter des précisions. Dans une déclaration sans détour, le patron de l’Aser parle de «sensationnalisme» au détriment de l’éthique journalistique. «Je tiens à rassurer toutes les personnes qui m’appellent ou m’écrivent : aucune procédure judiciaire engagée par le Parquet financier ne me vise. Aucune», martèle-t-il d’emblée. «Les informations relayées à ce sujet relèvent, une nouvelle fois, d’une déformation des faits par une certaine presse soucieuse de faire dans la sensation et de vendre plutôt que d’informer avec rigueur.»

Enquêtes sur son patrimoine

Si Jean-Michel Sène dément formellement toute poursuite pénale imminente ou en cours, il ne nie pas pour autant l’existence de contrôles approfondis sur ses avoirs comme l’avait révélé Ousmane Sonko lors de sa tournée de vente de cartes de membres ce week-end. Transparent sur la situation, il confirme que les institutions financières et domaniales de l’Etat ont bien été saisies pour passer au peigne fin ses biens. «Nous avons été informés, depuis un moment, que des investigations portant sur mon patrimoine sont en cours, et que la Dgid, la conservation foncière, des notaires ainsi que des banques ont été saisis dans ce sens», explique-t-il.

Loin «d’être déstabilisé par cette procédure», le Dg de l’Aser se dit prêt à affronter ces vérifications et réaffirme son engagement pour la bonne gouvernance : «Quoi qu’il arrive, rien de compromettant ne sera trouvé contre ma personne. Je dis bien rien. Qu’ils fouillent alors. Nous avons, depuis le début, choisi de préserver les deniers publics dans la transparence et la vérité.» En tout cas, le Directeur général de l’Aser a tenu à recentrer le débat sur les véritables responsables de malversations financières, invitant implicitement les enquêteurs à orienter leurs recherches vers d’autres cibles. «Les faussaires et autres coupables sont connus. Qu’on les interpelle !», a-t-il lâché avec fermeté.

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