«L’histoire bégaie.» C’est en ces termes que l’Alliance des syndicats autonomes de la santé (Asas) et And Gueusseum dénoncent la persistance du blocage social, malgré l’arrivée d’un gouvernement se réclamant de la rupture et du Jub, Jubal, Jubanti. Après plus de huit mois de lutte sans avancée majeure, l’intersyndicale passe à la vitesse supérieure et annonce une nouvelle offensive sur le terrain social.

Dans un communiqué publié hier, And Gueusseum dénonce la persistance de plusieurs points de blocage. Le syndicat pointe du doigt des manœuvres dilatoires, des reports successifs et une logique improductive de pourrissement de la part de l’Etat. Face à cette situation d’impasse, l’alliance se dit contrainte de déclencher son 16ème plan d’actions pour exiger l’apurement définitif du passif social hérité du régime précédent.

Le mouvement syndical réaffirme la priorité de ses demandes, articulées autour de six points clés : l’octroi de cette indemnité aux agents contractuels des Etablissements publics de santé (Eps) et aux travailleurs des collectivités territoriales du secteur, la mise en œuvre effective de son statut, l’élaboration et l’application stricte de plans de carrière clairs, l’alignement de la retraite à 65 ans pour toutes les autres catégories d’agents du ministère de la Santé et la résolution définitive du litige foncier touchant les victimes du programme de logements sociaux Sutsas-Namora.

Vers un front ‰syndical unifié : Sames, Sacsas et And gueusseum

Cette détérioration du climat social provoque une recomposition du paysage syndical. Des organisations ayant initialement signé le Pacte de stabilité économique et sociale rejoignent désormais And Gueusseum dans ce combat pour l’application effective des accords résiduels -une convergence qui, selon l’alliance, traduit la justesse de ses revendications.

Plus encore, le syndicat observe la jonction de fait des luttes menées par le Sames, le Sacsas et And Gueusseum. Cette dynamique «ouvre naturellement la voie à une entité plus structurée» dans une perspective d’unité d’action renforcée. La ligne est désormais claire : «marcher ensemble, agir ensemble et, lorsque les circonstances l’exigent, frapper ensemble», martèle le communiqué.

La riposte sur le terrain débutera par un débrayage d’envergure. Le 16e plan d’actions sera inauguré par une grève totale de 48 heures les jeudi 1er et vendredi 2 octobre 2026. En parallèle, le mouvement maintient le boycott systématique des réunions de coordination, de supervision, ainsi que de toutes les activités extra-muros liées au Programme national de lutte contre la tuberculose.

Une assemblée d’évaluation de ce mot d’ordre et la détermination des prochaines étapes de la lutte sont déjà fixées au samedi 3 octobre 2026.