En soutien à la vision économique du Président Bassirou Diomaye Faye, le Directeur général du label Pcd Artvision, Alseyni Baldé dit Ziko Alseyni, a présenté deux initiatives majeures : Dream Sénégal développement (Dsd) et le concept Employabilité massive et rapide (Emar). A travers la culture et l’entrepreneuriat, l’artiste ambitionne de créer 100 000 emplois directs et de soutenir le développement territorial dans les 557 communes du pays.
Transformer l’industrie culturelle et créative en véritable moteur de développement socio-économique pour le Sénégal : c’est le pari audacieux dévoilé par Alseyni Baldé, plus connu sous son nom de scène Ziko Alseyni. En sa qualité de Directeur général du label Pcd Artvision (Production culturelle pour le développement), l’artiste et entrepreneur culturel apporte une contribution citoyenne visant à accompagner les efforts de l’Etat en matière d’emploi, d’autonomisation des jeunes et de lutte contre le sous-développement.
Au cœur de cette démarche, figure le concept innovant Emar (Employabilité massive et rapide), né d’un constat structurel sur l’économie nationale. Selon son initiateur, il existe une asymétrie marquée entre deux dynamiques : d’un côté, la production continue de compétences qualifiées issues du système de formation (D1) ; de l’autre, une offre d’opportunités d’emplois encore insuffisante pour absorber ce flux (D2). Pour résorber cet écart, Emar propose d’instaurer dans chaque localité des espaces communautaires appelés Emar Space. Ces pôles d’interaction socio-économique ont pour rôle d’identifier le potentiel économique propre à chaque commune, de connecter les compétences locales et de stimuler la création d’activités adaptées aux réalités du terrain.
La culture comme levier financier : une ambition de 2500 milliards F
Pour financer le projet Dsd (Dream Sénégal développement), Ziko Alseyni s’appuie sur une ingénierie financière originale liée à ses activités artistiques à l’international. Lancé dans la continuité de son projet d’album international initié en 2021, le modèle économique prévoit d’allouer 50% des retombées et bénéfices générés par la commercialisation de l’album, une tournée de gala dans plus de 60 pays, ainsi que les droits d’auteur et revenus numériques au fonds de développement du projet. L’ambition globale de mobilisation financière est estimée à 2500 milliards de F Cfa sur 2 ans et demi, sous réserve de la concrétisation des partenariats et des conditions opérationnelles.
Outre l’objectif principal de générer 100 000 emplois directs et durables, et d’atteindre 2 millions de bénéficiaires, Dsd et Emar prévoient des contributions directes dans plusieurs secteurs prioritaires : en santé, il annonce un appui à la construction ou réhabilitation de structures sanitaires (hôpitaux de référence, centres et postes de santé, et 5000 pharmacies communautaires de proximité) ; un soutien aux infrastructures scolaires et universitaires (universités, lycées, collèges, écoles élémentaires), et développement de programmes professionnels adaptés. Dans le cadre de la protection de l’environnement et de la protection du cadre de vie, il est prévu des travaux d’aménagement viaire, d’assainissement, d’embellissement de 600 espaces publics et des programmes de reboisement. Pour l’entrepreneuriat, il y aura un accompagnement technique, matériel et financier en faveur de plus de 200 000 structures locales (Gie, associations, Pme et coopératives).
Afin de réunir le fonds de démarrage nécessaire -évalué entre 50 et 750 millions de F Cfa-, l’artiste lance un appel solennel à l’Etat, aux collectivités territoriales, au secteur privé, à la diaspora et aux partenaires techniques et financiers. Dans cette perspective, un gala d’honneur de fundraising consacré à la présentation de l’album international et du projet Dsd est programmé du 12 au 21 août à Dakar. Une campagne de collecte citoyenne via la plateforme Kopar Express a également été ouverte pour associer l’ensemble des populations à la réussite de cette initiative.
