Après une débâcle historique lors du dernier scrutin présidentiel, le lea

der du Grand parti acte la dissolution de sa formation dans Pastef, vend

redi dernier, renonçant ainsi à ses ambitions suprêmes après une rupture

radicale avec l’Afp. Pour «l’enfant» de la banlieue, cette fusion sonne

comme l’aveu d’un rendez-vous manqué avec l’histoire électorale. De

l’ombre de Moustapha Niasse à celle de Ousmane Sonko, en passant par

ses effacements successifs face à Aliou Sall et Ahmed Aïdara à

Guédiawaye, Malick Gakou aura passé sa carrière à prêter sa force aux

autres en renonçant à un mandat électif. Sa dissolution dans Pastef refer

me le livre de ses ambitions personnelles pour ouvrir celui, plus modeste,

de contributeur de l’ombre. Retour sur le parcours d’un homme qui, de

l’Afp aux salons ministériels de Macky Sall, aura passé sa carrière à céder

sa place à Guédiawaye, faute d’ancrage électif populaire.

C’est le clap de fin pour le Grand parti (Gp). Sonné par un score marginal lors de la dernière élection présidentielle, El Hadji Malick Gakou a choisi la voie du réalisme politique en se rangeant derrière Ousmane Sonko depuis mars 2024. Il a mis vendredi les derniers clous sur le cercueil du Gp en annonçant sa dissolution pour fusion ner avec le parti Pastef de Ousmane Sonko. Pour cet éco

nomiste poli à l’école de l’ex parti unique et devenu figure de la banlieue dakaroise, ce ralliement sonne comme l’épilogue d’une carrière marquée par

de hautes fonctions étatiques, mais plombée par un paradoxe

tenace : l’incapacité à transformer sa notoriété publique chez les jeunes banlieusards en victoires électorales personnelles.

Le l’ombre de Mous tapha Niasse aux ministères de Macky Sall