Bien que ne reconnaissant aucune faute ou responsabilité de la part des pouvoirs publics, les ministres qui ont fait face à la presse hier ont également tenu à calmer le jeu et faire baisser la tension.

Yassine Fall, ministre de la Justice

«Je m’engage à ce que toute la vérité soit établie et les responsabilités situées…»

«Rien ne peut justifier la mort d’un étudiant dans l’enceinte d’une université. Nos campus ne doivent jamais devenir des espaces de violence, ils doivent rester des sanctuaires du savoir, du respect et de la sécurité de la vie humaine. Dès les premières heures suivant les faits, le parquet de la République a été saisi afin que toute la lumière soit faite et les responsables identifiés. Il s’agit d’un processus rigoureux de vérité, de justice, dont nous rendrons compte publiquement à la Nation. Je m’engage à ce que toute la vérité soit établie et les responsabilités soient situées sans faiblesse et sans protection.»

Pr Daouda Ngom, Mesri

«J’en appelle au calme, à la retenue, à la non-violence et au dialogue»

«L’université fait face aujourd’hui à de nombreux défis. Un tel challenge impose une culture de l’apaisement de la part de tous les acteurs du sous-secteur de l’enseignement supérieur, et un engagement constat de toutes les parties. Cet esprit a toujours animé la tutelle, qui a privilégié la concertation à différentes échelles. Dans cet esprit, le Mesri a initié une série de concertations. La mise en œuvre des réformes structurelles constitue une exigence de reconstruire un enseignement supérieur de qualité, au service exclusif des étudiants, du développement du capital humain, de la recherche et de l’innovation. Les dysfonctionnements observés au niveau des structures académiques plaident pour ces réformes, les mener n’est pas une simple exigence de l’Etat, soucieux de garantir une formation de qualité et de promouvoir l’excellence. Je demeure convaincu que ces réformes relèvent de l’éthique de la responsabilité que nous impose notre sacerdoce. Celui de poser les jalons d’une vision renouvelée des universités sénégalaises et, au-delà, de tous les établissements d’enseignement supérieur. J’appelle les étudiants au calme, à la retenue, à la non-violence, à la concertation, au dialogue et à la dignité. La vie humaine est sacrée. C’est dans l’apaisement et la sérénité que nous honorerons la mémoire de l’étudiant disparu.»