L’ambassadeur Coly Seck, Représentant permanent du Sénégal auprès des Nations unies, a été élu président de la Quatrième Commission de l’Assemblée générale pour sa 81e session. Cette nomination consacre le rôle moteur du Sénégal dans la diplomatie multilatérale et le maintien de la paix, à l’aube d’une session onusienne cruciale pour l’avenir du multilatéralisme.
La Quatrième Commission de l’Assemblée générale des Nations unies, chargée des questions politiques spéciales et de la décolonisation, sera présidée par l’ambassadeur sénégalais Coly Seck lors de la 81e session de l’Assemblée générale. L’élection s’est tenue à New York le 2 juin 2026, dans le sillage de la 85e séance plénière de la 80e session. A cette occasion, les Etats membres ont également désigné le président de l’Assemblée générale, les vice-présidents, ainsi que les bureaux des six grandes commissions pour la session à venir.
Un engagement pour le dialogue et la paix
Dans un message diffusé par la Mission permanente du Sénégal auprès des Nations unies à New York, l’ambassadeur Seck a chaleureusement remercié les Etats membres pour la confiance accordée à sa personne, ainsi qu’à l’ensemble du Bureau. Il s’est dit honoré de servir l’organisation au mieux de ses capacités tout au long de ce mandat.
Cette élection propulse le Sénégal à un poste clé de leadership international. La Quatrième Commission pilote en effet des dossiers hautement stratégiques : la décolonisation et les missions politiques spéciales, les Opérations de maintien de la paix (Omp), l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (Unrwa), les effets des rayonnements ionisants et la coopération spatiale pacifique.
L’ambassadeur Seck prendra ses fonctions en septembre 2026, lors de l’ouverture d’une 81e session charnière. Celle-ci s’ouvrira dans un climat de tensions globales, où les appels se multiplient pour refonder la confiance dans le multilatéralisme et accroître l’efficacité de l’Onu face aux enjeux de sécurité mondiaux.
Un Bureau complet pour affronter des défis majeurs
Au cours de la même séance, l’Assemblée générale a élu le Bangladais Khalilur Rahman à la présidence de cette 81e session. Lors de sa première allocution, ce dernier a rappelé que l’Onu traversait une zone de turbulences inédite, citant l’escalade des conflits, la réduction de l’espace humanitaire, les reculs des droits humains et les fortes contraintes financières pesant sur l’institution.
Le Secrétaire général de l’Onu, António Guterres, a lui aussi insisté sur la dualité de cette future session, oscillant entre crises profondes et opportunités de sursaut. «Le travail acharné de la diplomatie, du dialogue et de la collaboration qui a lieu chaque jour au sein de l’Assemblée me donne un espoir renouvelé», a-t-il affirmé, convaincu que l’organisation saura transformer les divisions actuelles en une volonté commune d’action.
Pour mener à bien sa mission, l’ambassadeur Coly Seck sera épaulé par un Bureau international composé des vice-présidents Fahad Mohammad Alajm (Koweït), Deborah Maria Borg (Malte), Andrei Nicolenco (République de Moldova), ainsi que du Rapporteur Matthew Moxey (Bahamas).
La reconnaissance de l’expertise sénégalaise
Cette accession à la présidence vient couronner l’activisme historique et la crédibilité du Sénégal sur la scène internationale. Le pays de la Teranga demeure l’un des piliers des forces de l’Onu : selon le Département des opérations de paix, le Sénégal déploie actuellement plus de 3000 militaires et policiers sous le casque bleu à travers le monde, confirmant son statut d’acteur incontournable de la stabilité mondiale.
