A moins d’un mois de l’ouverture de la campagne sucrière 2026-2027, la Compagnie sucrière sénégalaise (Css) fait face à des stocks invendus estimés à près de 41 000 tonnes. Réuni en point de presse, le Collectif des syndicats de l’entreprise met en cause l’octroi abusif de Déclarations d’importation de produits alimentaires (Dipa) et alerte sur les risques d’une crise sociale majeure.

Le signal d’alarme est tiré à la Compagnie sucrière sénégalaise. Face à ce qu’il qualifie de distribution «tous azimuts» de Déclarations d’importation de produits alimentaires (Dipa), le Collectif des syndicats de la Css est monté au créneau pour alerter sur l’asphyxie économique de l’entreprise.

En cause : une mévente critique évaluée à près de 41 000 tonnes de sucre, accumulée à la veille de la nouvelle campagne 2026-2027. Selon les partenaires sociaux, cette saturation du marché par le sucre importé menace directement la pérennité de l’outil de production et met en péril des milliers d’emplois. Déterminé à défendre les intérêts des travailleurs, le collectif a fait part des démarches entreprises auprès des autorités. Réaffirmant sa volonté de préserver le tissu industriel national, il demande au président de la République et au gouvernement une intervention urgente afin de mettre un terme définitif aux régulations défaillantes. Pour les syndicats, la régulation du secteur doit redevenir une priorité pour sauvegarder l’équilibre de la filière sucrière locale et garantir la stabilité sociale de la région.