A l’approche des Jeux Olympiques de la Jeunesse (Joj) Dakar 2026, le pôle aérien sénégalais passe à la vitesse supérieure. Hier, à l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd), le Comité d’organisation et les géants du transport aérien ont scellé une alliance stratégique. L’objectif est clair : transformer la principale porte d’entrée du pays en une vitrine technologique et humaine, où l’efficacité opérationnelle s’allie à la légendaire Teranga sénégalaise.

Par Alioune Badara CISS – Une union sacrée pour un accueil olympique. L’Aibd ne sera pas qu’une simple infrastructure de transit, mais le premier chapitre de l’expérience olympique au Sénégal. Réunis pour une signature de conventions d’envergure, les directeurs généraux de la plateforme et le coordonnateur du Cojoj ont affiché une unité sans faille. Cette synergie vise une gestion millimétrée des flux : athlètes, délégations officielles, médias et équipements sportifs lourds devront circuler avec une fluidité absolue.

Pour Cheikh Bamba Dièye, Directeur général de l’Aibd Sa, l’enjeu de ces jeux dépasse la logistique aérienne ; il touche à la réputation internationale du Sénégal. «L’aéroport est l’antichambre de notre pays. Nous devons être irréprochables, de l’atterrissage au décollage de nos hôtes», a-t-il affirmé. Sous l’impulsion de l’Etat, une modernisation accélérée des services -de la sécurité au traitement des bagages- est en cours. «Nous allons hausser notre niveau de jeu pour offrir une prestation d’élite», a promis M. Dièye.

Météo et régulation : les radars de la précision

L’aspect technique repose sur les épaules de l’Anacim (Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie). Au-delà de l’autorisation des vols charters, l’agence fournira des données climatiques de haute précision, vitales pour la sécurité des épreuves en extérieur. «L’information météorologique n’est pas un simple appui, c’est un outil de décision stratégique pour garantir des compétitions sûres», a précisé Ndiaga Basse, Directeur général de l’Anacim. L’agence suivra chaque étape clé, du parcours de la flamme olympique jusqu’à la clôture des jeux.

Un engagement opérationnel à «100%»

Sur le tarmac et dans les terminaux, la société Las (Limak-Aibd-Summa), gestionnaire du site, assure la mise en musique de ce dispositif. Askin Demir, Directeur général de Las, a affiché une détermination sans réserve, s’inspirant de la combativité des Lions du football : «Notre équipe s’engage à 100% pour que cette organisation soit un modèle pour toute l’Afrique.» Las pilotera la coordination des équipes de handling (assistance au sol) et de sécurité de bout en bout.

Le Sénégal au rendez-vous de l’excellence

Pour Ibrahima Wade, Coordonnateur général du Cojoj, cette mobilisation est la concrétisation des directives du Conseil présidentiel. «Un pas géant vient d’être franchi. Toutes les structures sont désormais en ordre de marche», s’est-il réjoui, saluant au passage l’implication des Douanes et des Forces de défense. Alors que le monde entier s’apprête à converger vers Dakar en 2026, la plateforme aéroportuaire semble déjà prête à transformer l’essai. En faisant de la rigueur opérationnelle son fer de lance, le Sénégal compte faire de son aéroport le premier succès retentissant de ces Joj.

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