Vers une évaluation des politiques publiques plus inclusive et citoyenne. Dans le cadre de la mise en œuvre de la Snd 2025-2029, le Bureau d’évaluation des politiques et programmes publics (Beppp) a réuni, du 14 au 16 janvier à Toubab Dialaw, les acteurs de la Société civile pour jeter les bases d’un partenariat durable. L’objectif : placer le citoyen au cœur du processus de contrôle et d’ajustement de l’action étatique, afin d’en garantir l’efficacité et la transparence. Entre volonté de pragmatisme et exigence de confiance, retour sur un conclave qui marque une étape décisive dans la gouvernance participative au Sénégal.

Par Alioune Badara NDIAYE – Engager la Société civile dans un partenariat durable et opérationnel dans l’évaluation des politiques et programmes publics. Cette ambition de l’Etat, s’inscrivant dans la mise en œuvre de la Snd 2025-2029, a pris forme à l’issue d’un atelier organisé par le Bureau d’évaluation des politiques et programmes publics (Beppp-logé à la présidence de la République). Du 14 au 16 janvier, représentants de structures étatiques et membres de la Société civile ont échangé sur le sujet à l’hôtel Iris de Toubab Dialaw. «L’Etat conduit des politiques publiques, et ces politiques, il faut les évaluer pour apporter des actions correctives qui permettront de pouvoir mieux faire parce que tout ce que l’Etat fait c’est au bénéfice des citoyens», a noté Dr Mor Seck du Beppp, à l’issue du conclave. «Nous voulons mettre les citoyens au cœur de l’évaluation, car c’est important de leur donner beaucoup plus d’importance dans le processus d’évaluation des politiques publiques, et il n’y a pas mieux pour représenter ces citoyens que les organisations de la Société civile. C’est ça qui justifie la réflexion pour la mise en place d’un tel partenariat», a poursuivi Dr Seck, se félicitant du déroulement des travaux. «Nous sommes heureux, parce que c’était quelque chose que nous cherchions, à savoir des passerelles pour pouvoir travailler de manière constructive avec les acteurs institutionnels, avec l’Etat. Et voilà que le ministère nous en donne l’opportunité en nous invitant pendant trois jours à discuter des modalités et du contenu de ce que nous pouvons faire ensemble», s’est réjoui Amadou Kanouté de l’Ong Cicodev Afrique. Il a fait savoir que les notions de transparence, de confiance ont occupé une part importante lors des échanges. «Tout ceci devra aboutir à l’élaboration de politiques publiques de manière conjointe, tout en respectant la spécificité de la Société civile (…) Nous sommes des organisations de la Société civile, donc nous disons que nous voulons aussi du pragmatisme, et qu’à l’issue de cette session, que les décisions qui ont été arrêtées puissent tout de suite être mises en œuvre», a exhorté M. Kanouté. «Les recommandations issues des évaluations permettront aux décideurs de mieux réorienter leurs décisions pour pouvoir atteindre les objectifs fixés», a assuré Dr Seck, faisant savoir qu’une feuille de route a été dégagée à l’issue du conclave pour concrétiser les recommandations de l’atelier.

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