Réuni ce mercredi 1er avril 2026 au palais de la Répu­blique, le Conseil des ministres a pris une résonance particulière, marquant les deux ans de la prestation de serment de Bassirou Diomaye Faye. Le chef de l’Etat a profité de ce jalon symbolique pour remercier le Peuple sénégalais de sa confiance et saluer les efforts du gouvernement dans la mise en œuvre du «Projet» pour un Sénégal souverain, juste et prospère. Le Président Faye a souligné la délicatesse de la phase actuelle, axée sur la correction et la restructuration du pays. Il a notamment mis en avant des avancées majeures telles que l’audit des finances publiques et la publication de la Vision «Sénégal 2050» ; la réalisation de la Stratégie nationale de développement (Snd) et du New Deal technologique ; le renforcement de la transparence avec les lois sur l’Ofnac, la déclaration de patrimoine et la protection des lanceurs d’alerte.

Face à une situation héritée qu’il qualifie de «sans précédent», le chef de l’Etat a instruit le Premier ministre d’accélérer l’exécution du Plan de redressement économique et social (Pres), et de veiller rigoureusement à la régulation des prix sur les marchés pour soulager les populations.

La jeunesse et l’éducation au cœur des priorités

Le volet social a largement dominé les échanges. Revenant sur l’ouverture de la Semaine nationale de la jeunesse à Thiès, le Président a insisté sur l’urgence de renforcer l’employabilité et la formation technique des jeunes. Une annonce phare a été faite : l’installation, d’ici fin juin 2026, du Conseil consultatif des jeunes du Sénégal, qu’il présidera personnellement. Par ailleurs, le rôle des daaras a été réaffirmé comme un pilier de la transformation éducative. Le gouvernement a reçu pour mission de mettre en œuvre un programme intégré de soutien à ces institutions, suite aux conclusions des récentes Assises nationales.

Diplomatie et transparence extractives

Sur le plan international, le Président a rendu compte de sa visite officielle en Espagne (24-26 mars 2026). Il faut savoir que ce déplacement a scellé un partenariat stratégique global, assorti d’une enveloppe de 180 millions d’euros pour le développement durable sur la période 2026-2030.

Enfin, le chef de l’Etat s’est réjoui du score de 89/100 obtenu par le Sénégal auprès de l’Itie, signe d’une amélioration notable de la transparence dans la gestion des ressources naturelles. Il a toutefois exigé un contrôle accru sur la gouvernance des entreprises publi­ques du secteur minier et des hydrocarbures.

Ce Conseil des ministres de l’An II dessine ainsi la trajectoire pour le reste du mandat : une accélération des réformes de modernisation de la Justice et une gestion rigoureuse de la reddition des comptes.