Le président du Comité d’organisation des Jeux Olympiques de la Jeunesse (Cojoj) Dakar 2026, Mamadou Diagna Ndiaye, a reçu, ce vendredi 7 août, le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Ousmane Diagana. La Banque mondiale ambitionne de collaborer avec le Cojoj sur la Learning Academy.

Par Woury DIALLO – A moins d’un mois de l’arrivée de la flamme olympique sur le continent africain, la rencontre entre le Comité d’organisation des Jeux Olympiques de la Jeunesse (Cojos) et la Banque mondiale a permis de dresser un état des lieux des préparatifs et d’explorer des pistes de partenariat pour l’insertion professionnelle des jeunes.

Cette rencontre s’inscrit dans la dynamique déjà engagée par le Cojoj, visant à renforcer ses liens avec les acteurs institutionnels internationaux de premier plan, à l’approche du premier événement olympique organisé sur le continent africain. Les échanges ont porté sur plusieurs domaines clés, à savoir la santé, l’emploi, l’environnement, l’héritage et l’employabilité, en plus d’un passage en revue détaillé de l’état d’avancement des préparatifs.

Au cours de la rencontre, le Cojoj a présenté un état des lieux couvrant plusieurs secteurs opérationnels dont les infrastructures, le transport, l’engagement de la jeunesse, le programme des volontaires et la billetterie. Ces présentations ont été assurées par de jeunes membres du personnel issus de la «Dakar 2026 Learning Academy», un programme de formation intensive à l’organisation des grands événements sportifs, lancé par le Cojoj en partenariat avec le Comité international olympique. L’initiative vise à former plus de 300 jeunes sénégalais et africains âgés de 21 à 35 ans, dont les bénéficiaires ont, à l’issue de leur formation, intégré les départements opérationnels du Cojoj.

Ousmane Diagnana : «Une initiative régionale de 642 millions de dollars…»

Justement, la Learning Academy a particulièrement retenu l’attention du vice-président de la Banque mondiale et de sa délégation, qui l’ont jugée impressionnante et pertinente. Selon Ousmane Diagana, cette initiative «s’inscrit pleinement dans l’héritage des Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026 et rejoint les priorités de la Banque mondiale en matière de développement économique et social». Le vice-président a précisé qu’elle présente notamment une forte convergence avec le programme Sira de la Banque mondiale, qu’il a décrit comme «une initiative régionale de 642 millions de dollars destinée à doter les jeunes de compétences adaptées aux besoins des entreprises afin d’améliorer leur employabilité et de faciliter leur insertion professionnelle».

A l’issue de la rencontre, M. Diagana s’est dit vivement impressionné par le travail accompli par le Cojoj. «Je suis vraiment impressionné par le niveau des présentations faites par les jeunes de la Learning Academy, mais aussi par l’état très avancé des préparatifs des Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026», a-t-il déclaré, ajoutant qu’«un travail extraordinaire est fait par le Cojoj pour accueillir le monde en Afrique».

Diagne Ndiaye : «La construction d’un héritage durable»

De son côté, Mamadou Diagna Ndiaye a formé le vœu de voir cette rencontre déboucher sur une coopération renforcée entre les deux institutions. «Je forme le vœu que cette rencontre marque le début d’une coopération encore plus étroite entre la Banque mondiale et le mouvement olympique sénégalais et africain, afin que les Jeux laissent, au-delà de leur réussite organisationnelle et sportive, un héritage durable au service de la jeunesse sénégalaise, africaine, et des générations à venir», a souligné le président du Cojoj, au terme de la rencontre.

Dans son mot d’accueil, le président du Cojoj est aussi revenu sur l’état d’avancement général de l’organisation, indiquant qu’à moins de trois mois de la cérémonie d’ouverture, les infrastructures sont prêtes et les dispositifs opérationnels en voie de finalisation. Il avait par ailleurs affirmé que l’ambition du comité d’organisation ne se limitait pas à la tenue de compétitions sportives, mais visait la construction d’un héritage durable, notamment à travers la Learning Academy, appelée selon lui à survivre à «Dakar 2026» pour devenir une plateforme africaine de référence dans la formation aux métiers du sport, de l’événementiel, de la gestion de projets complexes et du leadership des jeunes.

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