A la veille du grand oral de l’ancien Président Macky Sall devant l’Assemblée générale des Nations unies à New York, une onde de choc diplomatique part de Dakar. Dans une déclaration commune d’une ampleur inédite, 285 personnalités de premier plan -anciens présidents d’institution, Premiers ministres, ministres et parlementaires- ont scellé une union sacrée pour soutenir la candidature de l’enfant de Fatick au poste de Secrétaire général de l’Onu.

Un front républicain au-delà des clivages pour l’audition décisive de Macky Sall aujourd’hui devant l’Assemblée générale de l’Onu. Alors que les débats font rage au niveau national, ce collectif baptisé par les observateurs le «G285» a choisi de s’élever au-dessus de la mêlée politique. Parmi les signataires, on retrouve des figures historiques telles que Moustapha Niasse, Pape Diop, Amadou Mame Diop ou encore l’ancien Premier ministre et candidat à la Présidentielle Amadou Ba, ainsi que d’autres anciens ministres ou Dg et/ou parlementaires. «Il est des moments où la grandeur d’une Nation se mesure à sa capacité à transcender les clivages pour répondre à l’appel de l’histoire», martèle le texte. Cette mobilisation vise à rappeler que l’accession d’un Sénégalais à la tête de la plus haute instance mondiale n’est pas l’affaire d’un camp, mais celle d’une Nation et d’un continent.

Un leadership africain pour les défis globaux

Le plaidoyer des signataires repose sur le bilan diplomatique de l’ancien chef d’Etat. De la présidence de l’Ua à son intervention à Moscou lors de la crise ukrainienne, le texte souligne la stature d’un leader capable de porter la voix du Sud global. Intégration de l’Ua au G20 : une victoire diplomatique majeure citée comme preuve de sa capacité d’influence en termes de médiation et dialogue ; des qualités jugées essentielles dans un monde fragmenté.

Par ailleurs, le collectif souligne que Macky Sall serait le premier dirigeant onusien à la fois francophone et issu du monde musulman, un atout stratégique pour «réconcilier des sensibilités multiples».

Un enjeu de prestige pour le Sénégal

Pour les 285 signataires, cette candidature est le point d’orgue de la tradition diplomatique sénégalaise fondée par Senghor. Voir un compatriote succéder à António Guterres serait «un levier d’influence durable» et un signal fort envoyé à la jeunesse africaine sur la force de la compétence et du travail.