Pour développer le cinéma, l’audiovisuel et le numérique, un Plan stratégique 2026-2030 est en gestation. Un atelier entamé le 10 février et clôturé jeudi a permis aux acteurs d’engager la réflexion pour dégager les axes sur lesquels devrait s’appuyer ce plan, que Bakary Sarr, secrétaire d’Etat à la Culture, aux industries créatives et au patrimoine historique, a abordés dans son discours.
Par Amadou MBODJI – Un Plan stratégique de développement du cinéma, de l’audiovisuel et du numérique 2026-2030 est en préparation. La réflexion a été engagée dans le cadre d’un atelier, au cours duquel des groupes ont dégagé les axes sur lesquels doit reposer ce plan stratégique. Venu clôturer jeudi dernier la rencontre, qui a démarré le 10 février à la Place du Souvenir, Bakary Sarr, qui a félicité les acteurs ayant travaillé dans les 4 groupes de réflexion, a tenu à faire ressortir d’emblée les axes prioritaires dudit plan, en plaçant les infrastructures au cœur du dispositif.
«Vous avez indiqué les voies, dégagé les axes principaux d’un plan stratégique. Nous les prenons en compte pour leur mise en application. Les infrastructures et équipements, ceux des grands projets notamment, seront prioritaires. Je pense au Centre national de la cinématographie, à la Cité du cinéma, aux salles de cinéma, aux autres infrastructures modernes de création et de diffusion, et aux structures de formation. Je pense également aux terroirs, ces lieux féconds où poussent des génies, et qui abreuvent tous les corps sociaux. Il faudra qu’ils soient impliqués, dans un souci d’équité, pour la cohérence et l’harmonie du projet d’ensemble. A tous les niveaux, les moyens et voies modernes seront pris en compte et encouragés pour que soit mieux rendu notre regard sur nous-mêmes et sur les autres. Car, au fond, il s’agit aussi de cela», souligne le secrétaire d’Etat à la culture.
Il s’agit, selon Bakary Sarr, paraphrasant Senghor, de «participer au mouvement même du monde», d’être dispensateur de visions et d’être «poreux à tous les souffles du monde». «La voie royale pour une telle ambition, ce sont la culture et les arts avec, entre autres porte-étendards, le cinéma et l’audiovisuel, tirant le maximum possible de la redoutable, mais inévitable et profitable Intelligence artificielle. Etre présents, non comme de passifs consommateurs -heureusement qu’au cinéma, on ne peut s’inquiéter-, mais comme des forces de conquête et de valorisation de nos parts les plus signifiantes», mentionne-t-il.
Les appuis à la création, à la production et autres facilités, si l’on en juge par les propos de M. Sarr, «seront poursuivis à travers une gouvernance repensée et remise au jour, avec le souci de diversifier les sources de financement». Cette gouvernance, à l’en croire, «sera fondée sur des textes législatifs et réglementaires ajustés aux réalités et besoins du moment et du futur prévisible». Les recommandations formulées à partir des quatre ateliers de travail vont bien au-delà de ces sujets qu’il dit avoir triés au volet. Elles entrent dans le pipeline des intrants du projet, de l’avis de Bakary Sarr qui croit à une impulsion nouvelle au sortir des travaux.
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