A l’occasion de sa prise de fonction à la tête de l’Agence nationale de la petite enfance et de la case des tout-petits (Anpectp), la nouvelle Directrice générale, Mme Tabaski Ba Diagne, a rencontré, ce jeudi, les conseillères familiales. Saluant leur rôle central dans le développement intégré de la petite enfance, la patronne de l’Anpectp a promis une collaboration étroite, tandis que ces actrices de terrain ont plaidé pour une revalorisation de leur statut et une amélioration de leurs conditions de travail.

Par Justin GOMIS – La Directrice générale de l’Agence nationale de la petite enfance et de la case des tout-petits (Anpectp) a rencontré, ce jeudi, les conseillères familiales à l’occasion de sa prise de fonction. L’objectif était d’échanger directement avec elles sur leurs missions de terrain et de partager une vision commune pour renforcer le Développement intégré de la petite enfance (Dipe). Pour la nouvelle directrice, Tabaski Ba Diagne, ces conseillères familiales abattent un travail remarquable au service des tout-petits : «vous n’êtes pas seulement des «relais» : vous êtes des éducatrices, des actrices de santé et de protection, et les garantes de la stabilité au sein du foyer. Qu’il s’agisse du suivi nutritionnel, de la promotion des soins attentifs durant les 1000 premiers jours de l’enfant, des visites à domicile, de l’animation des causeries, du dépistage de la malnutrition, des activités d’éveil précoce ou de la mise en œuvre du Programme de parrainage des bébés (Ppbb), chacune de vos actions transforme concrètement des trajectoires de vie», a-t-elle déclaré.

Mme Diagne a rappelé qu’«investir dans la petite enfance, c’est bâtir le capital humain, la réussite scolaire et la cohésion sociale du Sénégal de demain». Au-delà de la place centrale qu’elles occupent déjà, la directrice estime que leur rôle doit être renforcé pour accompagner l’application du décret n°2024-66 du 19 janvier 2024, afin d’assurer une qualité irréprochable dans l’accueil des enfants âgés de 0 à 3 ans. Elle s’est ainsi engagée à bâtir une collaboration solide et fructueuse avec ces femmes, également très actives dans la transformation de produits locaux.

Identification, statut salarial et renforcement de capacités

Saisissant cette occasion, les conseillères familiales ont exposé leurs doléances pour une amélioration de leurs conditions de travail. Elles ont d’abord réclamé l’octroi de badges professionnels afin d’être officiellement identifiées et mieux considérées par les populations lors de leurs interventions. Elles ont également plaidé pour un traitement salarial décent leur permettant de valoriser leur engagement, ainsi que pour un soutien à la commercialisation des produits locaux qu’elles transforment dans leurs localités respectives. Ndèye Khady Mané, conseillère familiale dans la commune de Diamaguène, a tenu à souligner la portée de leur mission : «en tant que conseillères familiales, nous assurons le suivi dès la conception. Lorsqu’une femme tombe enceinte, nous l’accompagnons à la structure de santé pour effectuer ses consultations prénatales. Nous transformons aussi des produits pour la nutrition des enfants, afin de leur éviter des aliments vendus à l’extérieur dans des conditions d’hygiène douteuses», a-t-elle rappelé.

Face à ces enjeux, des engagements concrets ont été pris : l’organisation prochaine d’un séminaire de deux jours est prévue pour réunir l’ensemble des conseillères familiales autour d’une session de renforcement de capacités.

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