Après près de six mois de surveillance électronique, le chroniqueur de la Tfm retrouve une liberté totale. Une décision du Doyen des juges qui fait suite à la demande de ses avocats. L’animateur réagit avec force et réaffirme son engagement pour la liberté d’expression.
Le bout du tunnel se dessine pour Badara Gadiaga. Bénéficiant d’une liberté provisoire assortie d’un bracelet électronique depuis près de six mois, le célèbre chroniqueur de la Télévision Futurs Médias (Tfm) n’est plus sous surveillance. Selon des sources concordantes, son pool d’avocats avait récemment introduit une demande de mainlevée du dispositif. Une sollicitation à laquelle le Doyen des juges près le Tribunal de grande instance hors classe de Dakar a répondu favorablement, ordonnant le retrait immédiat du bracelet électronique.
Un marathon judiciaire de près d’un an
Pour rappel, les ennuis judiciaires de Badara Gadiaga avaient débuté le 14 juillet 2025, date de son inculpation par le Doyen des juges d’instruction. S’en est suivi un long parcours carcéral et restrictif que le chroniqueur a lui-même détaillé : trois jours de garde à vue, cinq mois de détention préventive à la Maison d’arrêt de Rebeuss, puis cinq mois et vingt-quatre jours sous contrôle électronique, incluant un couvre-feu strict entre 21 heures et 6 heures du matin.
Libre de ses mouvements, Badara Gadiaga s’est fendu d’un communiqué poignant sur sa page Facebook. L’homme de médias a tenu à remercier sa famille, les guides religieux, la Société civile, la presse, ainsi que ses avocats pour leur soutien indéfectible tout au long de cette épreuve qu’il dit avoir traversée «avec dignité, patience et détermination».
Loin d’être affaibli par cette affaire, le chroniqueur en sort manifestement rigoriste sur ses principes. Tout en réaffirmant sa foi en la Justice, il a profité de l’occasion pour plaider en faveur de «réformes profondes» du système judiciaire sénégalais, afin de le rendre «plus indépendant et davantage respectueux des droits et libertés fondamentaux».
Lançant une pique à peine voilée à ses anciens détracteurs, il a rappelé une «leçon d’humilité» : «Toutes les autorités politiques impliquées dans mon arrestation n’occupent aujourd’hui plus les fonctions qui étaient les leurs à l’époque. Les positions de pouvoir sont passagères.»
Citant Nelson Mandela, Badara Gadiaga donne d’ores et déjà rendez-vous à ses téléspectateurs et compatriotes, se disant «encore plus déterminé à défendre sans compromis ni compromission la démocratie et la liberté d’expression». Son message de fin résonne comme un leitmotiv : «L’essentiel, c’est le Sénégal.»

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