Dix ans d’attente, de promesses non tenues et de précarité. Face à ce qu’il qualifie de silence assourdissant des autorités, le Collectif des impactés du Train express régional (Ter) durcit le ton. Dans un communiqué rendu public, ces citoyens annoncent une mobilisation d’envergure, le samedi 31 janvier 2026, pour réclamer justice et réparation.
Par Justin GOMIS – La nouvelle année 2025 s’ouvre sous le signe de la contestation pour les nouvelles autorités du pays. Le dossier des impactés du Ter, véritable serpent de mer social, refait surface avec acuité. Depuis dix ans, des centaines de familles vivent dans l’incertitude, délogées de leurs foyers pour laisser place aux rails du progrès technique, mais laissées au bord de la route du progrès social. «Cette mobilisation fait suite à la persistance des difficultés que rencontrent les impactés», précise le communiqué du collectif. Ce qui devait être une mutation urbaine vers la modernité s’est transformée, pour beaucoup, en une plongée brutale dans la pauvreté. Entre indemnisations jugées dérisoires, retards de paiement et sites de recasement non viabilisés, le grief est lourd.
Une décennie de souffrance et de précarité
Malgré l’exaspération, le collectif refuse de basculer dans la violence. Il prône une approche constructive, mais ferme. Pour faire face à cette situation qui perdure, les impactés ont décidé d’élever la voix de manière «responsable, pacifique et citoyenne».
L’objectif de la journée du 31 janvier est clair : exiger le respect scrupuleux des engagements pris par l’Etat et la réparation intégrale des préjudices subis. Le collectif réaffirme son attachement à une lutte légitime, tout en rappelant que la paix sociale dépend avant tout du respect du droit des citoyens.
Un test pour les nouvelles autorités
Cette méga-mobilisation sonne comme un avertissement pour le gouvernement actuel. Les impactés appellent désormais les décideurs à prendre des «décisions courageuses et responsables» pour clore définitivement ce chapitre douloureux. «Nous n’attendons plus des paroles, mais des actes qui mettent un terme à la souffrance de nos familles», martèlent les représentants du mouvement. En appelant à la solidarité nationale, le collectif espère transformer sa cause locale en un véritable enjeu de justice nationale.
En fixant la date du 31 janvier 2026, le Collectif des impactés du Ter place les nouvelles autorités devant leurs responsabilités. Au-delà des chiffres et des infrastructures, c’est l’aspect humain de ce grand projet qui revient aujourd’hui au premier plan. Reste à savoir si ce cri du cœur sera enfin entendu ou si le silence de l’Etat finira par transformer cette frustration sociale en une crise de confiance majeure.
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