Le Conseil national de concertation et de coopération des ruraux, en partenariat avec l’Ong Humundi, va organiser la 9e édition du Festival alimentaire au Sénégal. Elle aura lieu du 26 au 31 octobre 2026 à Dakar et Thiès. L’annonce a été faite hier par Amadou Mactar Mbodji, le Secrétaire général du Cncr, au cours de la cérémonie de lancement de ce festival.
Cette édition 2026 du festival va porter sur le thème «Souveraineté alimentaire au Sénégal : produire durablement, manger sainement, nourrir nos villages et nos villes». Elle va servir de cadre de dialogue direct entre les consommateurs, les jeunes, les acteurs associatifs et les collectivités territoriales. «Cette année, nous avons choisi d’innover et d’élargir nos horizons. Nous souhaitons sortir du cadre strictement paysan pour engager un dialogue direct avec les populations urbaines, les consommateurs, les jeunes, les acteurs associatifs et les collectivités territoriales hôtes», a ainsi indiqué Amadou Moctar Mbodji.
D’après M. Mbodji, «le programme de l’édition 2026 du festival va s’articuler autour de séances de projection de films documentaires, de débats avec des experts et du théâtre forum, des activités visant à susciter la réflexion citoyenne. Il se clôtura par un cocktail dinatoire méticuleusement pensé pour célébrer et valoriser la richesse des arts culinaires sénégalais». Et selon lui, ce festival est «un outil précieux de sensibilisation, de plaidoyer et de dialogue», si l’on veut atteindre l’autosuffisance alimentaire.
«Aujourd’hui, face à la cherté de la vie, à la hausse des prix des produits de consommation et aux défis environnementaux, la question de notre souveraineté alimentaire et de la transition agroécologique se pose avec une acuité particulière.
L’agriculture familiale n’est pas seulement un mode de production, c’est le socle de notre économie locale, la garantie de notre sécurité alimentaire et de la dignité de nos producteurs ruraux», a-t-il souligné. L’idée de cette édition, c’est de «réaffirmer la forte conviction que manger est un acte politique, économique et citoyen», a ajouté le Secrétaire général du Cncr.
Pour El Hadji Thierno Cissé, coordonnateur du Cncr, «promouvoir des systèmes alimentaires durables, c’est soutenir le travail des agriculteurs, valoriser les produits locaux et préserver la santé des citoyens». Mais, pour relever le pari de l’autosuffisance alimentaire, le coordonnateur du Cncr pense qu’il y a une nécessité de renforcer les capacités de production des exploitations familiales. C’est ce qui peut aider à baisser le coût de la vie si la production augmente et que les denrées sont davantage disponibles sur le marché.
Le choix de Dakar et Thiès pour abriter ce festival n’est pas fortuit. Ces deux villes font partie des plus peuplées du Sénégal. Et l’objectif, c’est de toucher le maximum de paysans. «Lors des éditions passées, on se déplaçait dans des zones où l’on touchait plus les producteurs. Cette fois-ci, nous voulons cibler les consommateurs, raison pour laquelle nous avons choisi les centres urbains», a expliqué Papa Assane Diop, représentant au Sénégal de l’Ong Humundi.
Par Justin GOMIS – justin@lequotidien.sn

Commentaires (0)
Soyez le premier à réagir.
Se connecter pour commenter