Après les membres du Comité international olympique (Cio), les médias nationaux et internationaux ont effectué, vendredi dernier, un tour sur les différents sites de compétition des prochains Jeux Olympiques de la Jeu­nesse (Joj) 2026. Une occasion de faire l’état des lieux d’avancement des travaux à sept mois de ce grand rendez-vous olympique que le Sénégal aura l’honneur d’accueillir. Du Stade Abdoulaye Wade, en passant par Dakar, à la Piscine Olympique, jusqu’au Stade Ibar Mar Diop, le constat est quasiment le même. Les chantiers avancent à grands pas. D’ailleurs, les chantiers sont presque en phase de livraison sur les différents sites de réhabilitation. Si certains sont prévus fin avril, d’autres devraient s’achever entre juin et juillet. Il reste, du coup, trois petits mois pour que le fameux slogan ait tout son sens : «Dakar accueille, l’Afrique célèbre.»

Partis de l’ancienne Base militaire de l’Armée française, désormais «Tanière» du Cojoj, pour ne pas dire «Keur Ayo», la cinquantaine de reporters a d’abord pu (re)découvrir le Centre des sports équestres de Diamniadio. Avec comme «guide» le Directeur exécutif adjoint en charge des opérations du Comité d’organisation des Jeux Olympiques de la Jeunesse (Cojoj), Thierno Cissé. Presque achevé, le site va abriter les compétitions équestres. «Nous sommes aujourd’hui à 93% de réalisation. Les installations seront livrées fin mai, mi-juin», selon le responsable du chantier, Christian Dione.

Le mythique Stade Abdou­laye Wade, situé juste à côté, offre toutes les commodités pour impulser le tempo de la Teranga sénégalaise, en recevant le monde olympique. D’ailleurs, c’est le temple du ballon, d’une capacité de 50 000 places et inauguré en février 2022, qui donnera le coup d’envoi des festivités avec la cérémonie d’ouverture, prévue le 31 octobre 2026. Il abritera la cérémonie d’allumage de la Flamme olympique, mais aussi les épreuves de tir à l’arc.

A Dakar Arena, temple du basket, situé juste en face, l’infrastructure de 15 000 places, inaugurée en 2018, abritera les compétitions de badminton et les finales de futsal.

A Dakar, il s’agit de deux sites entièrement rénovés. D’abord, la Piscine Olympique, située au Point E, dans le complexe de la Tour de l’Œuf, qui va accueillir les épreuves de basket 3×3, baseball5, breaking, natation et skateboard. Installées à l’entrée du site, ces différentes disciplines devront patienter quelques semaines encore avant de voir leurs installations sortir de terre. Même si, à ce niveau, les responsables du chantier rassurent quant au délai de livraison. «En plus de la Piscine Olympique, longue de 50 mètres, le visiteur découvre une tribune flambant neuve avec un bassin d’une profondeur de 1.5 et 2 mètres, et un plongeoir, même si ce dernier ne sera pas utilisé lors des prochains Joj.»

A l’image de plusieurs sites, le Comité d’organisation s’est aussi penché sur l’héritage en offrant à certaines disciplines la possibilité de disposer des infrastructures après les Jeux.

Le constat est le même au Stade Iba Mar Diop, avec deux terrains de football, entourés d’une piste d’athlétisme, pour une tribune principale de 8000 places. Juste à côté, une salle fermée de 3000 places qui devrait ravir le monde du handball.

A sept mois des prochains Jeux, Dakar rassure et devrait pouvoir offrir l’une des plus compétitions jamais organisées sur le continent africain.

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