Après un processus inclusif d’évaluation et de pré-arbitrage avec les fédérations, 101 compétitions portées par 35 entités sportives ont été retenues pour un soutien financier total de 4 645 298 482 F Cfa. Le ministère des Sports souhaite une gestion ouverte et équitable des fonds publics.

Par Malick GAYE – Le ministère de la Jeunesse et des sports franchit une étape significative en matière de bonne gouvernance sportive. Dans un document officiel rendu public hier, assorti de tableaux détaillés, l’institution liste précisément les 101 compétitions internationales dont la participation sera prise en charge par l’Etat tout au long de l’année 2026. Ce choix résulte d’un processus rigoureux : suite à un appel à propositions ayant mobilisé 43 fédérations et groupements (pour 223 candidatures estimées à près de 6, 7 milliards F Cfa), des échanges de pré-arbitrage ont été organisés avec les acteurs du mouvement sportif. Au final, 35 fédérations et groupements ont vu 101 de leurs projets retenus, pour un coût global maîtrisé à 4 milliards 645 millions 298 mille 482 F Cfa.

«Le ministère réaffirme ainsi son engagement à accompagner le mouvement sportif national, à renforcer la participation du Sénégal aux compétitions internationales et à soutenir la préparation des athlètes en perspective des grandes échéances sportives», indique le communiqué de la Cellule de communication. Cette transparence totale vise à rassurer les acteurs sportifs, les contribuables et les partenaires sur l’utilisation optimale des deniers publics. Elle s’inscrit dans une dynamique de reddition des comptes, particulièrement pertinente à l’approche des Joj de Dakar 2026 (du 31 octobre au 13 novembre), qui représenteront une vitrine majeure pour la jeunesse sénégalaise et africaine.

Répartition trimestrielle des compétitions retenues

Le calendrier couvre l’ensemble de l’année, avec un accent sur les disciplines olympiques et paralympiques, les sports de combat, les collectifs et les épreuves qualificatives. Pre­mier trimestre (janvier-mars) : 17 compétitions dont plusieurs à domicile (Coupe du monde junior et Championnats d’Afrique d’escrime à Dakar, Open de Dakar de judo, etc.) et des événements continentaux (Championnats d’Afrique de Triathlon, de Kung Fu en Egypte, etc.). Deuxième trimestre (avril-juin) : environ 28 compétitions, incluant Cham­pionnats du monde cadets/juniors d’escrime à Rio, Championnats d’Afrique de judo à Nairobi, Relais mondiaux d’athlétisme au Bots­wana, Championnats d’Afrique de gymnastique à Yaoundé, et plusieurs autres disciplines (taekwondo, karaté, volley U19. Troisième trimestre (juillet-septembre) : focus sur les grandes échéances continentales et mondiales (Championnats d’Afrique d’athlétisme à Accra, Mondiaux U20 à Oregon, Championnats du monde de canoë sprint en Pologne, Coupe du monde féminine de basketball à Berlin, etc.), avec des événements organisés au Sénégal (Championnat d’Afrique de kick-boxing, Championnat d’Afrique de gym rythmique à Thiès). Quatrième trimestre (octobre-décembre) : Championnats du monde juniors de judo en Jordanie, Mondiaux de natation à Pékin, Championnats d’Afrique se­niors dames de handball en Tunisie, et plusieurs championnats de karaté mondiaux.

Cette initiative du ministère, sous la supervision de Khady Diène Gaye, illustre une volonté claire de professionnaliser le financement sportif : priorisation des projets d’excellence, équité entre fédérations et préparation optimale des talents en vue des Joj 2026 et au-delà.

mgaye@lequotidien.sn