Rufisque a vibré ce samedi au rythme des vers de Sadiouka Ndaw. L’enseignant à la retraite a officiellement présenté ses trois recueils de poèmes -Les reflets du miroir, Les lueurs de l’aube et Les feuillets de l’espoir- lors d’une séance de dédicace solennelle à la Salle des fêtes de Rufisque. Entre confidences sur sa vocation précoce et hommages à son terroir, l’auteur a dévoilé un demi-siècle de passion littéraire devant un public venu nombreux. «Je ne suis pas allé vers la poésie, c’est elle qui est venue à moi.» C’est par ces mots que Sadiouka Ndaw a résumé son histoire d’amour avec les mots lors de la dédicace de ses trois ouvrages à Rufisque. De la solitude formatrice du Fouta aux mutations de sa ville natale, l’enseignant-poète livre, à travers une triple publication, le regard d’une vie sur l’amour, le temps et l’exigence de soi.
Par Alioune Badara NDIAYE – Entre Sadiouka Ndaw et la poésie, c’est une histoire d’amour d’un demi-siècle ou plus. L’enseignant à la retraite s’est en effet très tôt essayé à ce genre, le seul qu’il affectionne, selon son propos. Ainsi, samedi, Les reflets du miroir, Les lueurs de l’aube et Les feuillets de l’espoir, trois recueils de poèmes qu’il a publiés, ont fait l’objet d’une séance d’explication par leurs préfaciers respectifs. Il s’agit de Meïssa Ndiaye Bèye, Mame Bineta Cissé, et Mme Mané, professeure de philosophie au Lycée Abdoulaye Sadji, qui ont tour à tour tenté de lever les mystères sur les productions de M. Ndaw.
Pour une toute première en effet, l’auteur se livrait à la dédicace de ses œuvres à travers une cérémonie à la Salle des fêtes ayant enregistré un public nombreux et varié. Moment de communion ayant permis ainsi à l’auteur de revenir sur ses publications et aussi son rapport avec ce genre littéraire auquel il s’est frotté depuis son enfance. «Je ne suis pas allé vers la poésie. C’est la poésie qui est venue vers moi, c’est un don. Quand j’étais enfant, j’écrivais des vers sans en avoir l’air, mais c’était de la poésie quand même. J’aime la poésie. Je ne faisais pas autre chose. Je suis resté dans la poésie parce que c’est mon domaine de prédilection», a revendiqué M. Ndaw. «J’ai fait trois recueils de poèmes en cinq ans, et le premier est sorti en 2024. Dès le premier, on me demandait de faire une cérémonie de dédicace, mais j’ai attendu ce moment avec les trois pour que ça puisse être plus solennel», a-t-il fait savoir.
«La poésie, c’est la vie au quotidien, ce que nous faisons et voyons chaque jour. Les poètes savent décrire ce que les gens voient et ne parviennent pas à décrire», a ainsi clamé l’enseignant à la retraite. Son aventure professionnelle, loin de son Rufisque natal, a fortement contribué à raffermir ce penchant pour l’écriture dans ce domaine qu’il affectionne. «En tant qu’enseignant, on m’a affecté au Fouta et j’étais jeune à l’époque. Je ne voyais pas mes parents, je ne voyais pas ma mère. Et, dans la solitude, j’écrivais, l’inspiration venait avec la solitude», a souligné M. Ndaw, assurant avoir développé dans ses recueils, des séquences du passé aussi bien que du présent, de même que des projections sur le futur. «J’ai beaucoup parlé du passé parce que j’ai vécu à Rufisque, où j’ai vu beaucoup de choses. La mer qui a emporté nos maisons, le déplacement vers d’autres quartiers, la découverte d’autres milieux que nous ne connaissions pas (…) Je parle du passé comme je parle du présent, comme je parle du futur», a-t-il assuré, faisant savoir que les thèmes abordés tournent autour de la vie au quotidien. «C’est l’amour, l’amitié, la fraternité, l’exigence en soi de bien faire les choses», a ainsi résumé M. Ndaw
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