A peine sortis des graves débordements qui ont accompagné les célébrations du «back-to-back» du Psg en Ligue des Champions, dans la nuit de samedi à dimanche dernier, les pouvoirs publics doivent se projeter sur la préparation sécuritaire en matière d’ordre public et de gestion des flux de la prochaine Coupe du monde (11 juin-19 juillet).
Selon nos informations, une liste de sélections «sensibles» et de «matchs à suivre», avec risques de mobilisation de casseurs se mêlant -ou pouvant se confondre- avec des supporters, a déjà été établie par les autorités. Elle concerne, à des degrés divers, la France, l’Algérie, le Maroc, la Tunisie, la Turquie, et le Sénégal qui affrontera les Bleus le 16 juin (à 19 heures Gmt).
Une liste de vigilance complétée par l’Iran, pour des raisons liées non pas au supportérisme, mais à la situation géopolitique.
Concernant les Bleus, le renforcement des dispositifs sera annexé à leur parcours durant la compétition, comme ce fut traditionnellement le cas lors des précédentes éditions. «En principe, à partir des demi-finales», rappelle une source policière, au cas où les joueurs de Didier Deschamps parviendraient à y accéder.
L’Algérie en haut de la liste
Pour les autres sélections, et notamment pour l’Algérie, placée tout en haut de cette liste «à risques», la mobilisation des diasporas sera anticipée à chaque éventuelle victoire en phase de groupe, mais «le sujet, ça va être les matchs à élimination directe», complète une autre source sécuritaire.
Des matchs en pleine nuit en France
L’attention sera donc renforcée lors des derniers matchs de la phase de groupe, puis à partir des seizièmes de finale qui débuteront le dimanche 28 juin. Les dispositifs seront également adaptés en fonction de l’horaire des rencontres dont certaines vont se dérouler en pleine nuit, à 3 ou 5 heures du matin (heure française).
«Et, en l’état, c’est difficile de dire si on sera en danger avec un match à élimination directe à 3 heures du matin, poursuit la source précitée. De façon globale, sur les sélections nationales, il y aura évidemment des risques si la France va au bout, et encore plus si l’Algérie fait un beau parcours. Mais on n’est pas sur le même niveau de risques que celui qu’on a connu sur les deux finales (de suite et victorieuses en C1) du Psg.»
Avec lequipe.fr
