Alors qu’un autre candidat s’est retiré de la course à la présidence de la Fédération congolaise de football association (Fécofa) après Shabani Nonda, les critiques s’intensifient sur la liberté et l’équité du scrutin.

La course à la présidence de la Fécofa continue d’alimenter les soupçons et fait de plus en plus de détracteurs. Il y a quelques jours, Shabani Nonda, l’ancien capitaine des Léopards (21 capes, 14 buts), avait acté son retrait après avoir été recalé avec cinq autres candidats.

Ce geste, motivé par «des raisons personnelles», a ajouté aux soupçons d’iniquité du scrutin visant à avantager Véron Mosengo-Omba, l’homme de confiance de Gianni Infantino, le président de la Fifa, en Afrique, et présenté comme le candidat du chef de l’Etat, Félix Tshisekedi.

Le président de la Ligue nationale jette l’éponge à son tour

Ces suspicions sont montées d’un cran avec le désistement de Bosco Mwehu, l’un des trois candidats initialement retenus à titre provisoire par la Commission électorale. Dans un courrier adressé à l’instance ce mercredi, le président du Comité de gestion de la Ligue nationale de football (Linafoot) a officiellement fait part de son abandon. «Par la présente, je viens porter à votre connaissance ma décision de me désister de ma candidature à la présidence de la Fécofa, pour des raisons de convenance personnelle. Ce désistement est fait de manière libre, volontaire et sans réserves. En conséquence, je renonce à toutes prétentions liées à ladite procédure.»

«Mascarade

électorale», «élection verrouillée», les critiques pleuvent

Une «mascarade électorale», selon le journaliste d’investigation Romain Molina, qui parle également de «pressions» persistantes dans le but de «laisser le seul Véron Mosengo-Omba se présenter pour être sûr de sa victoire avec la bénédiction de son ami Gianni Infantino».

Même son de cloche chez Stanis Bujakera Tshiamala, qui relaie les préoccupations d’autres observateurs face à ce qui apparaît comme «une élection verrouillée».

A l’heure actuelle, seul Jean-Didier Massamba se dresse, factuellement, contre Mo­sengo-Omba pour l’élection prévue le 20 mai. Mais, vu la tournure des événements, son désistement n’est pas exclue. Affaire à suivre…

Afrik-foot