La presse sénégalaise pleure l’un de ses plus illustres serviteurs. Le journaliste Mamadou Kassé, ancien rédacteur en chef du quotidien national Le Soleil et enseignant chevronné au Cesti, s’est éteint dimanche 16 août 2026 à Dakar. Sa levée du corps s’est tenue ce lundi matin à la mosquée des Hlm Grand Médine, réunissant une foule de proches et de confrères frappés par la soudaineté de sa disparition, avant son inhumation le même jour à Touba.

Un monument du journalisme sénégalais s’en est allé. C’est l’un de ses pairs, Mamadou Koumé, qui a fait part de la triste nouvelle sur les réseaux sociaux : «J’ai le profond regret de vous annoncer le décès, ce jour, à Dakar, de notre ami, frère et collègue Mamadou Kassé.» L’annonce de sa mort brutale, survenue dimanche soir, a plongé le monde des médias dans une vive émotion.

Ce lundi 17 août, à 10h 30, la mosquée des Hlm Grand Médine s’est avérée trop étroite pour accueillir la foule venue lui rendre un dernier hommage. Confrères, anciens élèves, amis et parents se sont recueillis dans une atmosphère empreinte de tristesse et de dignité, avant que sa dépouille ne soit acheminée vers la ville sainte de Touba où il repose désormais.

Un gardien du temple et un passeur de savoir

Pur produit du Centre d’études des sciences et techniques de l’information (Cesti) de l’Université Cheikh Anta Diop (Ucad) de Dakar, Mamadou Kassé a incarné avec brio l’excellence du journalisme territorial et national. Reconnu pour sa rigueur inflexible et sa polyvalence, il était unanimement considéré par la profession comme l’un des fervents défenseurs de l’orthodoxie journalistique au Sénégal.

Au-delà des salles de rédaction du Soleil dont il fut le rédacteur en chef, Mamadou Kassé aura profondément marqué des générations de reporters. Devenu enseignant au sein de son alma mater, le Cesti, il y a dispensé pendant plusieurs années le module de presse écrite, transmettant aux étudiants son attachement strict aux règles éthiques et déontologiques du métier.

Sa disparition laisse un vide immense au sein de la grande famille de la presse sénégalaise, qui perd en lui un repère moral et un professionnel d’exception.