A l’approche du Mondial 2026, l’Iran hausse le ton contre Trump et accuse la Fifa de céder aux pressions politiques. Le président de la Fédé iranienne estime que l’instance internationale ne protège pas suffisamment ses membres et laisse s’installer un climat humiliant autour de la participation de l’Iran.

Le dossier iranien continue de tendre l’atmosphère autour du Mondial 2026. Après l’épisode de la délégation iranienne à l’aéroport de Toronto, Mehdi Taj, président de la Fédération iranienne de football, a haussé le ton contre la Fifa et répondu directement à Donald Trump. Selon plusieurs médias, des responsables iraniens ont été empêchés d’entrer au Canada ou ont quitté le pays après plusieurs heures de contrôle, sur fond de questions liées aux anciennes fonctions de Taj au sein des Gardiens de la révolution, organisation considérée comme terroriste par Ottawa.

L’Iran hausse le ton avant le Mondial 2026

De retour après cet incident, Taj a vivement critiqué l’attitude de la Fifa, qu’il juge trop faible face aux pressions politiques. Le dirigeant iranien estime que l’instance internationale ne protège pas suffisamment ses membres et laisse s’installer un climat humiliant autour de la participation de l’Iran. Dans sa déclaration relayée en Iran, il a surtout insisté sur un point : la présence de sa sélection à la Coupe du monde ne dépend ni de Wa­shing­ton ni de Donald Trump.

Sa formule vise clairement les dernières déclarations du Président américain. Interrogé après que Gianni Infantino a assuré que l’Iran jouerait bien le Mondial aux Etats-Unis, Trump a répondu qu’il n’y voyait pas d’objection, lançant notamment : «Let them play.» Une phrase qui, en Iran, a été perçue comme si Washington pouvait accorder ou retirer une autorisation politique à une équipe déjà qualifiée.

La Fifa rattrapée par la politique

Gianni Infantino a pourtant voulu fermer le débat lors du Congrès de la Fifa à Vancouver, en confirmant que l’Iran participerait bien à la Coupe du monde 2026. La sélection iranienne doit évoluer dans le Groupe G avec la Belgique, l’Egypte et la Nouvelle-Zé­lande, avec des matchs prévus sur le sol américain.

C’est précisément ce paradoxe qui met la Fifa sous pression. Sportivement, l’Iran est qualifié et attendu au Mondial. Politiquement, chaque déplacement, chaque visa et chaque prise de parole peut devenir un dossier sensible. En répondant à Trump, Mehdi Taj ne défend donc pas seulement la place de son équipe. Il rappelle aussi à la Fifa son propre principe de neutralité : si la Coupe du monde se veut universelle, elle devra désormais le prouver dans l’un de ses dossiers les plus explosifs.

Avec Foot365.fr