Face à l’Irlande du Nord (3-1) lundi, l’Equipe de France a enchaîné un cinquième match en concédant au moins un but et un peu trop d’occasions. La défense des Bleus n’a pas encore réglé tous ses problèmes. Et cela, à moins d’une semaine du premier match du Mondial 2026 contre le Sénégal, le 16 juin, à New Jersey.

Les deux dernières joutes amicales de l’Equipe de France n’ont pas forcément rassuré tous les spécialistes Outre-Quiévrain. Pour cause, la prestation apathique face à la Côte d’Ivoire (défaite 1-2) et la victoire poussive face à l’Irlande du Nord ce lundi soir (3-1) a réveillé les doutes du côté des hommes de Didier Deschamps.

Et le triplé de Michael Olise ne minimisera pas les errements de Jules Koundé, Wil­liam Saliba, Dayot Upame­cano et Théo Hernandez. Ces quatre noms sont pourtant plus que pressentis comme les titulaires de la défense française face au Sénégal le 16 juin. Les Bleus ont enchaîné une série de cinq matchs sans clean-sheet, souligne dhnet.be. C’est la pire série depuis septembre-décembre 2022.

«Il n’y avait pas grand-chose en face, et ça passe très facilement»

Pourtant, si l’on en croit Transfermarkt, la défense alignée ce lundi soir atteint 275 millions d’euros. Soit la défense à la valeur de transfert la plus élevée de toute la Coupe du monde.

Sur le plateau d’After Foot, le journaliste Florent Gautreau s’est montré inquiet «défensivement» : «Dans ce match, il n’y avait pas grand-chose en face, et ça passe très facilement dans cette défense française.»

Il n’y a qu’à voir le but encaissé par l’arrière-garde française pour se rendre compte des problèmes de son quatuor : une perte de balle de Cherki au milieu de terrain, aucun retour défensif des attaquants, Upame­cano qui passe au travers et une défense qui oublie complètement Patrick Kelly, seul dans le petit rectangle.

«La perte de balle (sur le but de l’Irlande du Nord, Ndlr) vient encore du milieu de terrain, il n’y a pas de premier rideau […] Mon inquiétude est surtout collectivement, notamment avec les deux au milieu qui sont seuls», poursuit le journaliste.

Didier Deschamps avait habitué les fans de l’Equipe de France à une rigueur tactique exemplaire, avec pour symbole une grande solidité défensive. A la fin de son mandat à la tête des Bleus, la balle semble désormais avoir changé de camp. DD opte désormais pour un «tout à l’attaque», ce qui, avec les qualités de ses joueurs offensifs, est appréciable. A condition de ne pas oublier son aspect défensif.

wdiallo@lequotidien.sn

(Avec dhnet.be)