Le président de la Fifa a annoncé le lancement d’une Coupe du monde des moins de 15 ans dès cette année. Un évènement de grande ampleur qui doit réunir 211 pays. Ce qui pourrait être une aubaine pour l’Afrique.

Des projets comme s’il en pleuvait. Gianni infantino a annoncé la création d’une Coupe du monde masculine des moins de 15 ans dès cette année, promettant «une fête de la jeunesse où plus de 4000 enfants jouent au football ensemble». Si le président de la Fifa a évoqué ce nombre, c’est que l’intégralité des 211 fédérations affiliées à l’institution du foot mondial doit y participer, dans un format pas encore défini. La première édition féminine devrait avoir lieu en 2027.

L’Italo-suisse de 56 ans a dévoilé ce nouveau projet dans une vidéo publiée par la Fifa, en marge d’un déplacement aux Caraïbes, notamment en République dominicaine.

«Nous, les dirigeants du football, parlons trop. Parfois, on devrait laisser le ballon parler à la place. Cela signifie laisser les enfants jouer», a-t-il d’abord expliqué avant d’évoquer le «besoin de ressources : sponsors, diffuseurs et tout ce que nous pouvons mobiliser afin de réinvestir 100% de ce que ça génère dans le sport. Nous voulons rendre le football totalement mondial».

Gianni Infantino a ensuite fait allusion à la polémique concernant son projet avorté d’ouverture de la Coupe du monde à des investisseurs privés.

«Beaucoup de choses se sont passées ces dernières semaines et il est important que vous écoutiez, que vous puissiez aussi exprimer vos sentiments. Globalement, c’est très positif. Je suis heureux de tout le soutien que je reçois ici. Il y a aussi quelques questions qui me sont posées. Mais évidemment, ces questions sont prévisibles compte tenu de ce qui circule dans les médias. L’important est de pouvoir répondre à ces questions de la bonne manière, avec la conscience tranquille», a-t-il conclu, sans évoquer la fronde de nombreux acteurs du ballon rond.

Une vitrine exceptionnelle pour les talents africains

L’intérêt ne serait d’ailleurs pas uniquement de gagner. Une compétition réunissant toutes les fédérations permettrait à des pays rarement exposés dans les tournois Fifa de montrer leurs meilleurs jeunes joueurs.

Des recruteurs, académies et clubs internationaux pourraient identifier beaucoup plus tôt des profils issus de nations qui disposent de talents mais accèdent rarement aux grandes vitrines internationales. A condition évidemment que cette exposition soit correctement encadrée et que les intérêts des mineurs restent prioritaires.

Pour les fédérations africaines, de bonnes performances pourraient également devenir un argument supplémentaire pour investir davantage dans les centres de formation, l’encadrement et les infrastructures de base.

(lefigaro et Afrik-Foot)